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Paludisme ( Malaria ) > Personnes à risque de complications du paludisme

Personnes à risque de complications du paludisme

Certains voyageurs peuvent bénéficier de conseils spécifiques et de mesures supplémentaires contre le paludisme, notamment pour les séjours dans les régions à faible risque. Ceci concerne en particulier : les voyageurs dans des régions reculées sans infrastructure médicale, les longs séjours, les femmes enceintes (dont le voyage ne peut être reporté), les enfants de moins de 5 ans, les plus de 65 ans, en cas de maladie chronique ou d'immunosuppression.


1) Accès non garanti à des soins

Les voyageurs dans une région reculée sans infrastructure médicale ou présentant des difficultés de transport : il peut leur être recommandé d'emporter un médicament antipaludique de secours (auto-traitement d'urgence) pour les régions à faible risque de paludisme (pour lesquelles une chimioprophylaxie n'est pas nécessaire mais où le risque de paludisme est tout de même présent) où il n'y a pas d'accès garanti à une évaluation médicale, à un examen diagnostique et à un traitement antipaludique dans les 48 heures (voir rubrique " Traitement de réserve du paludisme "). Dans certains cas particuliers une consultation pour apprendre à utiliser et interpréter des tests rapides de diagnostic de la malaria peut aussi éventuellement être conseillé.


2) Personnes à risque de complications graves et facteurs individuels

Le risque de complications du paludisme ou de développer une forme sévère de la maladie est plus élevé chez certaines personnes qui devraient être conseillées de manière individuelle.

- Femmes enceintes (dont le voyage est urgent et ne peut être reporté, car de manière générale il est déconseillé aux femmes enceintes de voyager dans une région d'endémie du paludisme) : une chimioprophylaxie médicamenteuse est recommandée même pour les régions où le risque de paludisme est faible. Non seulement les femmes enceintes sont plus souvent piquées par des moustiques que les autres personnes, mais la probabilité qu'elles souffrent d'une forme sévère de la maladie est aussi plus élevée. Selon les experts, la méfloquine est la prophylaxie de choix. On ne dispose que de peu de données concernant l'atovaquone/proguanil.

- Enfants de moins de 5 ans : en théorie le paludisme peut engendrer plus rapidement des complications et une évaluation individuelle est recommandée

- Séniors, surtout avec maladies chroniques/ complexes (p. ex. le diabète contrôlé de façon sous-optimale et d'autres dysfonctionnements métaboliques, asplénie, pathologies cardiovasculaires, rénales ou hépatiques, etc. Le risque d'une évolution grave ou mortelle du paludisme augmente avec l'âge et certaines pathologies sous-jacentes.

- Immunosuppression (par une maladie ou la prise de médicaments) : ces personnes sont susceptibles aux complications en cas de paludisme. Il leur faudrait planifier le voyage de façon à pouvoir consulter rapidement un médecin. En cas de séjour dans une région présentant un faible risque de paludisme, il convient d'évaluer cas par cas d'emporter éventuellement un auto-traitement d'urgence, voire d'utiliser une prophylaxie médicamenteuse, et de faire attention aux interactions médicamenteuses.

- Longs séjours (plus que 3 mois) : le risque de contracter le paludisme augmente avec la durée de séjour. La stratégie de prévention du paludisme doit être discutée cas par cas selon le degré de risque local, l'incidence saisonnière, la durée du séjour et le type de voyage.

- Personnes qui visitent des amis et de la famille ("visiting friends and relatives") dans leur pays d'origine: elles sous-estiment souvent le risque de paludisme ou pensent à tort bénéficier encore d'une certaine immunité contre la maladie si elles y ont été exposées dans l'enfance et tardent à réagir, ne consultant un médecin qu'une fois que la maladie a pris une forme sévère.


Recommandations

Les voyageurs à risque (voir ci-dessus) devraient consulter un spécialiste en médecine des voyages pour une évaluation individuelle de leur risque et une stratégie personnelle adaptée.

 


Dernière mise à jour: 29.11.2019

Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
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