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Conseils médicaux aux voyageurs | Recommandations du Comité d'experts en médecine des voyages
 
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TétanosTétanos

Tétanos

Le tétanos Maladie en bref
Le tétanos est causé par un bacille anaérobe (le Clostridium tetani) présent dans la terre et qui peut pénétrer par une plaie ou une égratignure souillée. Le bacille sécrète une toxine qui attaque le système nerveux et provoque des spasmes musculaires pouvant se généraliser. La mortalité reste élevée, mais il existe un vaccin très efficace qui prévient la maladie.

Transmission
Le bacille Clostridium tetani peut infecter une plaie ou une écorchure (même minime) souillée par de la terre (chute à vélo, jardinage, etc.). Les chevaux et autres animaux sont des réservoirs naturels (le bacille est présent dans le tube digestif et les selles). Dans les pays industrialisés, le tétanos ne se voit que chez des personnes non vaccinées.

Répartition géographique
Monde entier.

Symptômes et complications
Le bacille sécrète une toxine qui attaque le système nerveux et provoque des spasmes musculaires de la mâchoire (appelée trismus) puis de la nuque et du tronc pouvant ensuite se généraliser. La mortalité est élevée (30 à 60 % des cas) si un traitement intensif n'est pas instauré rapidement.

Prévention et traitement
La vaccination de base dans l'enfance comporte 5 doses suivies d'un rappel (1 dose) tous les 20 ans. Le vaccin est combiné avec celui de la diphtérie (vaccin inactivé dT) et peut également l'être avec celui de la polio (-IPV) ou de la coqueluche (pertussis,
dTp).

En cas de blessure, il faut toujours nettoyer et désinfecter la plaie.

  • chez une personne non vaccinée, débuter la vaccination (dT), et en cas de plaie souillée ou profonde (ou de morsure, brûlure/ engelure grave) administrer des immunoglobulines antitétaniques (anticorps) et des antibiotiques.
  • chez une personne vaccinée 25 - 65 ans : rappel du vaccin (dT) si le dernier vaccin remonte à plus de 20 ans pour une blessure superficielle propre ou à plus de 10 ans pour une blessure souillée ou profonde.

Recommandations
N'oubliez pas de mettre régulièrement à jour vos vaccinations. Un rappel du vaccin contre le tétanos (administré avec celui de la diphtérie) est recommandé tous les 20 ans (à 25 ans, 45 ans et 65 ans) puis tous les 10 ans dès 65 ans. A cette occasion, un éventuel rappel contre la polio ou la coqueluche peut également être recommandé. Pour les voyageurs dans certaines situations à risque élevé (activité sportive avec risque de blessure et accès limité aux soins), un rappel après un intervalle de moins de 20 ans peut être indiqué (évalué cas par cas).


Dernière mise à jour: 15.03.2012

 

Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 21.07.2018

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Epidémies de dengue en Asie

29/01/2018 (mise à jour: 06/02/2018)

Les épidémies de fièvre dengue continuent à toucher de vastes régions du monde. En Asie, les pays ayant signalé le plus grand nombre de cas durant l’année 2017 sont : le Vietnam (184'741 cas dont 32 décès), le Sri Lanka (174'889 cas, 320 décès), l’Inde (153'635 cas, 226 décès), les Philippines (131’827 cas, 732 décès), la Malaisie (82'840, 171 décès), la Thaïlande (51'000 cas, 2 décès) et le Laos (11'039 cas, 14 décès). La dengue est une maladie virale transmise par des moustiques qui piquent la journée, en particulier dans les villes pendant et juste après la saison des pluies. Les manifestations cliniques sont une fièvre élevée, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires et une éruption cutanée (rash). La maladie est généralement bénigne et guérit spontanément après 10 jours. Plus rarement elle peut entraîner des saignements. (Sources : International Society for Infectious Diseases Promed-Mail 01.01.2018, WHO Weekly dengue update 19.12.17 + 2.1.18 + 16.01.18, ECDC week 4, 27.1.18)

Conséquences pour le voyageur : Une protection optimale contre les moustiques le jour et en début de soirée est recommandée y compris dans les villes. Traitez la fièvre avec des médicaments à base de paracétamol et un apport liquidien suffisant. Ne pas prendre d’aspirine (risque d’hémorragie). En cas de fièvre, le paludisme (malaria) doit être exclu dans les régions de transmission.

Destinations : Asie, Inde, Lao, République démocratique populaire, Sri Lanka, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Viet Nam

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Asie : Epidémies de syndrome pieds-mains-bouche

16/07/2018 (mise à jour: 20/07/2018)

Des épidémies du «syndrome pieds-mains-bouche » sont régulièrement rapportées en Asie. La Chine a recensé plus de 140'000 cas dont 6 décès en 2018. La Malaisie compte 27'296 cas. Singapour a rapporté 21'675 cas dans la première moitié de l’année. Au Vietnam, le nombre de cas s’élève à 5'070 (jusqu’au 27.3.18)Dans plusieurs pays on observe une courbe saisonnière avec généralement un pic de cas au printemps et en été.
Le syndrome pieds-mains-bouche est une affection virale (généralement causée par les coxsackie virus et les entérovirus) qui touche surtout les enfants (et jeunes adultes) provoquant le plus souvent des symptômes bénins. Les manifestations cliniques les plus fréquentes sont de la fièvre, des lésions buccales et une éruption cutanée sur les paumes des mains et des pieds (rougeur et petites vésicules). La transmission a lieu de personne à personne, par contact direct avec les sécrétions du nez et de la gorge ou les selles d'un sujet infecté. Le malade guérit généralement spontanément en 7 à 10 jours. Rarement (et surtout en association avec l’entérovirus 71) l’infection peut être plus sévère et causer une encéphalite. Il n’y a pas de vaccination ni de traitement spécifique (antidouleurs, anti-inflammatoires). (Sources: WHO Emerging disease surveillance and response : Hand, Foot and Mouth Disease Situation Update N° 535, 27.03.2018; Outbreak News Today 07.+13.07.2018)

Conséquences pour le voyageur : Le risque pour les voyageurs adultes est faible mais est plus élevé pour les enfants. Des mesures d'hygiène personnelle (lavage, désinfection des mains) diminuent le risque de transmission. Evitez les garderies et le contact avec des enfants malades.

Destinations : Asie, Chine, Singapour, Viet Nam

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Recommandations pour groupes à risque de paludisme

03/07/2018 (mise à jour: 09/07/2018)

Le Comité suisse d'experts en médecine des voyages (CEMV) est d’avis que certains groupes de voyageurs pourraient bénéficier de mesures de prévention supplémentaires pour leur protection contre le paludisme, dont la prise d’une prophylaxie médicamenteuse. En effet, le risque de contracter le paludisme varie en fonction du risque d'exposition au moustique vecteur (saison, lieu de séjour et activités) et le risque de paludisme sévère (ou compliqué) est plus élevé chez certaines personnes. Des mesures de prévention supplémentaires pour la protection contre le paludisme sont recommandées pour les groupes de voyageurs suivants :

1) Des voyageurs qui ont un risque d'exposition plus élevé et donc un risque plus élevé de contracter un paludisme :
- Séjours dans des régions rurales incluant des nuitées
- longs séjours (>3 mois)
- personnes qui visitent des amis et de la famille ("visiting friends and relatives") dans leur pays d'origine (surtout dans des régions rurales)

2) Des voyageurs à risque de complications à cause d'un paludisme en raison de leur état de santé (facteurs individuels) :
- femmes enceintes (dont le voyage est urgent et ne peut être reporté)
- personnes (surtout les séniors) avec certaines maladies sous-jacentes complexes / cliniquement pertinentes (p. ex. le diabète contrôlé de façon sous-optimale et d'autres dysfonctionnements métaboliques, asplénie, pathologies cardiovasculaires, rénales ou hépatiques, immunodépression, etc.).

Conséquences pour le voyageur : Ces groupes de voyageurs à risque (voir ci-dessus) devraient consulter pour une évaluation individuelle de leur risque, et en cas de voyage dans certaines régions avec une incidence locale plus élevé de paludisme, une prophylaxie médicamenteuse (chimioprophylaxie) peut leur être recommandée.

Destinations : Monde