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Hépatite B

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La maladie en bref
L'hépatite B est causée par un virus qui infecte le foie. Elle peut être transmise par le sang, les relations sexuelles ou l'utilisation d'aiguilles contaminées (toxicomanie, traitements médicaux). La maladie survient dans le monde entier. Les symptômes sont très variables et l'infection peut passer inaperçue bien qu'une personne soit infectieuse. L'hépatite B peut devenir chronique avec le risque de développement d'une cirrhose ou d'un cancer du foie. Il existe un vaccin très efficace.

Transmission
Le virus de l'hépatite B est transmis par le sang et tous les liquides et sécrétions du corps comme la salive, le sperme, les sécrétions vaginales. La plupart des infections sont acquises lors de relations sexuelles non protégées avec un partenaire infecté ou par l'utilisation d'aiguilles contaminées (toxicomanie, matériel d'injection non stérile). Les jeunes adultes sont particulièrement à risque. Le virus de l'hépatite B est très contagieux et peut être transmis par l'utilisation de brosses à dents, de rasoirs, de matériel tranchant (médical, dentaire, acupuncture, tatouage, etc.) contaminé et non stérilisé. Il existe un risque de contamination par les transfusions sanguines (les pays en voie de développement ne font souvent pas de dépistage lors de dons de sang). Une mère infectée peut transmettre le virus à son bébé lors de l'accouchement et de l'allaitement.

Répartition géographique
L'hépatite B survient dans le monde entier. La prévalence de l'infection de la population générale est modérée (2 à 7 %) à élevée (plus de 8 %) en Afrique, en Asie, en Europe de l'Est et du Sud, en Russie, au Moyen Orient, en Océanie, aux Caraïbes, en Amérique latine et chez les populations eskimos (Alaska, Nord du Canada, Groenland).

Symptômes et complications
Un tiers des infections par le virus de l'hépatite B passent inaperçues. Des symptômes peuvent se manifester plusieurs mois (6 semaines - 5 mois) après la contagion sous la forme d'une perte d'appétit, de troubles digestifs, de nausées, de vomissements, d'une fatigue, de fièvre suivis parfois d'une jaunisse (coloration jaunâtre de la peau et les yeux, urines brun foncé). Le plus souvent le malade guérit et le foie retrouve une fonction normale. Cependant, jusqu'à 10 % des adultes (80 % des enfants de moins de 5 ans) souffrent d'une infection chronique qui entraîne un risque de cirrhose et de cancer du foie. Les personnes atteintes d'une hépatite B chronique ne le savent souvent pas avant de nombreuses années. Elles ont l'impression d'être en bonne santé mais elles peuvent contaminer d'autres personnes.

Diagnostic
Le diagnostic est posé par une analyse de sang (sérologie). Les analyses du foie aident dans l'évaluation de la gravité de la maladie.L'hépatite B survient dans le monde entier.

Prévention et traitement
ll n'existe pas de traitement spécifique de l'hépatite B aiguë. C'est le système de défense de l'organisme qui doit lutter contre le virus. Tant que la guérison n'est pas obtenue la personne peut rester contagieuse. En cas de maladie chronique il existe des traitements (Interféron, antiviraux) qui peuvent dans certains cas améliorer l'évolution du malade. La vaccination est un moyen efficace de se protéger contre l'hépatite B. Trois injections de vaccin en 6 mois confèrent à 98 % des personnes une protection contre le virus. Depuis que la vaccination généralisée des adolescents a commencé en suisse (1998) le nombre d'hépatites B aiguës déclarées à l'OFSP a diminué de 84 % dans la tranche d'âge des 15 à 19 ans.

Recommandations
La vaccination est recommandée pour tous les voyageurs se rendant dans les zones où l'hépatite B est fréquente, particulièrement lors de contacts étroits avec la population locale, de longs séjours, et de loisirs avec un risque de blessure. De manière générale, il est conseillé d'adopter un comportement sexuel sûr, de ne pas échanger de brosses à dents ou de rasoirs, d'utiliser uniquement du matériel médical stérile en cas d'injections ou de traitements, de renoncer aux tatouages.

Dernière mise à jour: 22.05.2008

Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 27.02.2020

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Epidémies de rougeole en Afrique

24/02/2020 (mise à jour: 24/02/2020)

Plusieurs pays africains rapportent des épidémies de rougeole. Médecins Sans Frontières (MSF) met en garde contre la pire épidémie de rougeole dans le monde en République démocratique du Congo (RDC). Plus de 310’000 personnes ont été infectées et 6’000 personnes sont mortes au cours de l’année dernière. Trois quarts des décès sont survenus chez des enfants. L'épidémie a touché toutes les provinces de ce pays instable qui fait face à une myriade de maladies dont une épidémie d’Ebola. En Ethiopie, plus de 12’000 cas de rougeole ont été signalés depuis janvier 2019 dans 5 régions du pays. La région d'Oromia a été la plus touchée, suivie par la région de Somali. La République centrafricaine rapporte aussi une recrudescence de la rougeole. Durant les 6 premières semaines de 2020, 1'498 cas cliniques de rougeole ont été recensés dont 15 décès. Au total depuis le début de 2019 (et jusqu’au 09.02.2020), 5'724 cas cliniques de rougeole dont 83 décès ont été recensés dans le pays. Au Tchad, depuis le début de l’année, 1'276 cas cliniques ont été signalés. L'épidémie de rougeole au Tchad est en cours depuis 2018. En 2019, un total de 26’623 cas cliniques de rougeole, dont 259 décès ont été signalés dans 36 districts.

Les voyages peuvent augmenter le risque d’exposition au virus de la rougeole ainsi que sa propagation à des populations sensibles non vaccinées (dont les bébés). La maladie peut occasionner de graves complications, telles une encéphalite ou une pneumonie, voire le décès dans de rares cas. La vaccination (2 doses) confère une excellente protection. (Sources : International Society for Infectious Diseases Promedmail 16.2.2020, ECTM EpiNews 19.2.2020)

Conséquences pour le voyageur : Avant un voyage, vérifiez votre protection contre la rougeole ! Toutes les personnes nées après 1963 qui n'ont pas d'immunité confirmée contre l'infection (taux d'anticorps ou certificat mentionnant 2 doses de vaccin) doivent recevoir deux doses de vaccin ROR. En cas d’épidémie dans la région ou en cas de contact avec un cas de rougeole, la vaccination peut être recommandée dès l’âge de 6 mois.

Destinations : Afrique, Centrafricaine, République, Éthiopie, Tchad, Congo, La République démocratique du (Kinshasa)

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Suisse : cas de malaria chez des voyageurs

17/12/2019 (mise à jour: 23/12/2019)

L’Office fédéral de la santé publique a recensé 285 cas de paludisme « importés » (acquis à l’étranger) en Suisse en 2018, dont 120 (42 %) concernaient des voyageurs (touristiques ou professionnels) et 127 (44 %) étaient des « visiting friends and relatives » (VFR) (personnes rendant visite à des amis ou la famille dans leurs pays d’origine). Seulement 38 cas (13%) de paludisme touchaient des personnes immigrées en Suisse. A part pour 10 cas, le lieu d’infection/ destination de voyage était connu : le Cameroun (68 cas = 28%), la Côte d'Ivoire (31 cas = 13%) et le Nigéria (20 cas = 8 %), suivis de la Guinée (6), l'Ouganda (5), la Tanzanie (5) et le Burkina Faso (5). Les « visiting friends and relatives » (VFR) ont aussi été infectés au Togo (8), Kenya (5) et Ghana (5). Presque tous les cas de paludisme ont été contractés par les VFR en Afrique (87 % de P.falciparum, 12 % d’infections mixtes à P.vivax/ovale/malariae, 3 % d’origine pas clair). Chez les touristes 7 infections par P. vivax/ovale ont été contractées en dehors de l'Afrique : Inde et Indonésie 2 cas chacun, Brésil, Venezuela, Papouasie-Nouvelle-Guinée 1 cas, et dans 10 cas, il n’a pas été possible d’identifier le pays d'infection.

La malaria (le paludisme) est une infection parasitaire transmise par les piqûres de moustiques le soir et la nuit et se déclare sous forme de fièvre à 37,5° ou plus, des maux de tête, des frissons, des symptômes grippaux, et parfois des diarrhées. La maladie est potentiellement mortelle et ces chiffres rappellent l’importance pour les voyageurs d’être bien informés sur les risques de cette maladie dans le pays de leur destination ainsi que sur les mesures de protection recommandées. Voir aussi la news du 14.08.2019 sur les nouvelles recommandations du Paludisme 2019 et la rubrique dans CONSEILS SANTE : Paludisme. (Sources: EKRM Epinews 11.12.2019 ; OFSP « Santé-voyages : vaccinations et mesures antipaludiques »)

Conséquences pour le voyageur : La malaria représente une urgence médicale ! Pour les séjours dans les régions à risque élevé de paludisme, il est nécessaire de prendre un médicament (chimioprophylaxie) avant, pendant et après le voyage. Pour les régions à faible risque de paludisme (pour lesquelles une chimioprophylaxie n'est pas nécessaire mais où le risque de paludisme est tout de même présent), les personnes pouvant avoir des complications graves du paludisme devraient consulter un spécialiste en médecine des voyages pour une évaluation individuelle de leur risque et une stratégie personnelle adaptée : région reculée, femmes enceintes, enfants, séniors, malades chroniques, etc. Consultez un médecin dans les 24 h en cas de fièvre >38°C afin d’effectuer des tests diagnostiques et si nécessaire commencer rapidement un traitement.

Destinations : Afrique, Asie, Suisse

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Poliomyélite dans le monde

15/10/2019 (mise à jour: 21/10/2019)

L’OMS rapporte une recrudescence des cas de poliomyélite dans plusieurs pays du monde. Depuis le début de l’année 2019 (jusqu’au 08.10.2019), 88 cas de poliomyélite du virus sauvage (WPV) ont été recensés dans les pays d’endémie (Afghanistan et Pakistan) et 95 cas par le virus vaccinal (cVDPV) 95 cas cette année en Afrique (exportations du Nigeria en Afrique de l’Ouest, en Somalie et dans le Corne de l’Afrique avec des cas recensés au Niger, Cameroun, Benin, Ghana et Ethiopie) et en Asie (Chine, Philippines, Myanmar, Papouasie Nouvelle Guinée et Indonésie).

Lors de la 22ème réunion du comité d’urgence du règlement sanitaire international (RSI), l’OMS elle a adapté ses recommandations de vaccination en fonction des catégories de pays suivants :

1) Etats infectés par le poliovirus sauvage (WPV1) ou vaccinal (de types cVDPV1, cVDPV3) avec un risque d’exportation international : Afghanistan (WPV1), Pakistan (WPV1), Nigeria (WPV1), Papouasie Nouvelle-Guinée (cVDPV1), Indonésie (cVDPV1), Myanmar (cVDPV1), Somalie (cVDPV3)

OMS : Séjours de plus de 4 semaines : tous les ressortissants, expatriés et voyageurs dans ces pays doivent prouver à leur sortie (douane, aéroports) qu’ils ont reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite au cours des 12 derniers mois (documentée dans un certificat de vaccination internationale). Séjours moins de 4 semaines : immunisation de base contre la poliomyélite et un rappel tous les 10 ans devraient être effectuées.

2) Etats infectés par le poliovirus vaccinal de type 2 avec un risque d’exportation internationale : Ethiopie, Angola, Bénin, Chine, République Démocratique du Congo, Congo DR, Ghana, Cameroun, Mozambique, Niger, Nigeria, Philippines, Somalie, République centrafricaine.

OMS : Séjours de plus de 4 semaines : il est fortement recommandé à tous les ressortissants, expatriés et voyageurs dans ces pays d’effectuer une dose de vaccin contre la poliomyélite au cours des 12 derniers mois (documentée dans un certificat de vaccination internationale). Séjours moins de 4 semaines : immunisation de base contre la poliomyélite et un rappel tous les 10 ans devraient être effectuées.

3) Etats qui ne sont plus infectés mais qui restent vulnérables à une ré-infection par le virus sauvage ou vaccinal: Tchad (WPV1), Syrie (cVDPV), Kenya (cVDPV).

Recommandations du CEMV : une immunisation de base contre la poliomyélite et un rappel tous les 10 ans devraient être effectués.

Sources : WHO 22nd IHR Emergency Committee Poliovirus 03.10.2019; Polio Global Eradication Initiative 09.10.2019; EKRM Epinews 09.10.2019

Conséquences pour le voyageur : La poliomyélite est causée par un virus transmis par l’eau ou les aliments contaminés et peut causer une paralysie définitive invalidante. Elle peut être très efficacement prévenue par la vaccination (4 doses dans l’enfance ou 3 à l’âge adulte). En plus des mesures ci-dessus, le Comité d'experts en médecine des voyages (CEMV) recommande également une vaccination de base contre la polio et un rappel tous les 10 ans pour : tous les pays d'Afrique sub-saharienne et les pays qui sont considérés comme étant vulnérable à des flambées de polio par le « Independent Monitoring Board » ou ou par la « Global Polio Eradication Initiative ».

Destinations : Afrique, Asie

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Italie : épidémie de coronavirus COVID-19

24/02/2020 (mise à jour: 26/02/2020)

Le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus COVID-19 a fortement augmenté en Italie. Jusqu’au 25 février 2020, 231 cas ont été confirmés dont 7 décès, principalement dans les régions de Lombardie (région de Milan) et de Vénétie dans le nord de l’Italie. Les autorités italiennes ont placé en quarantaine onze villes du Nord de l’Italie, ont fermé des écoles et lieux touristiques (le Dôme de Milan par exemple) et ont suspendu le Carnaval de Venise. Un train reliant l’Italie à l’Autriche par le col du Brenner a été stoppé dimanche soir. Deux cas suspects de coronavirus étaient soupçonnés. Ils ont été testés négativement et les 500 passagers bloqués ont pu continuer leur voyage.

Hormis l'Italie, la situation dans le reste de l’Europe reste inchangée. Des cas ont aussi été signalés par les pays suivants : Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grande-Bretagne, Russie, Suède. Jusqu’à présent, aucun des échantillons analysés n’a révélé d’infection au coronavirus en Suisse. Pour tous les cas de suspicion, des prélèvements effectués par frottis dans le nez et la gorge sont actuellement examinés. Si l’un d’eux devait être positif, les personnes ayant eu des contacts avec le malade seraient informées par les autorités sanitaires du risque qu’elles encourent et placées en quarantaine.

Dans le monde entier, plus de 80’000 infections au nouveau coronavirus ont été recensées dont 2701 décès (jusqu’au 25 février 2020). En dehors de la Chine continentale, plus de 2300 infections confirmées ont désormais été rapportées dans une trentaine de pays et 38 personnes sont décédées de l’infection et/ou de complications de maladies sous-jacentes. Plusieurs pays rapportent une augmentation rapide des cas d’infections. En Corée du Sud plus de 900 cas d’infection au COVID-19 ont été confirmés et 8 personnes sont décédées de la maladie. La majorité des cas proviennent du sud du pays (ville et environs de Daegu). Le virus s’est également propagé en Iran  61 cas ont été confirmés dont 12 décès. 

Pour plus d’informations :

- Voir aussi actualité du 19.02.2020 : « Chine: coronavirus respiratoire COVID-19 ».
- Office fédéral de la santé publique (OFSP) : Nouveau coronavirus
- hotline (questions) OFSP: (+41) 58 463 00 00

 (Sources : OFSP 24.02.2020 ; Presse diverse 24.02.2020 : Le Nouvelliste, CNN, etc ; BBC News : « Coronavirus: Rapid spread raises fears of global pandemic » 24.02.2020)

Conséquences pour le voyageur : Suivez l’évolution dans les médias et auprès le l'Office fédéral de la santé publique, car la situation peut rapidement changer. Avant d’entreprendre un voyage vers une région touchée par l’épidémie au COVID-19 (en particulier la Chine, Corée du Sud, Iran, Italie, Japon, Singapour), renseignez-vous sur la situation et des restrictions éventuelles de voyage auprès de votre agence de voyage ou compagnie aérienne et auprès des autorités locales. Suivez les recommandations des autorités locales et internationales : régions en quarantaine, interdictions de rassemblements de masse, port de masque obligatoire, etc. Il n'existe à ce jour aucune restriction pour les voyageurs entrant en Suisse (y compris venant d’Italie ou d’autres régions touchées).

Destinations : Chine, Iran, République islamique d', Italie, Corée, République de (Sud), Monde

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Chine: coronavirus respiratoire COVID-19

19/02/2020 (mise à jour: 19/02/2020)

Le nombre d’infections au nouveau coronavirus respiratoire continue de grimper très rapidement. Jusqu’au 19 février 2020, plus de 75’000 infections ont été rapportées (dont près de 700 en dehors de la Chine continentale) et au moins 2000 personnes sont décédées de la maladie. De nombreux cas n’ont pas été recensés et le nombre total de personnes infectées est bien plus élevé. L’OMS a renommé la maladie provoquée par le nouveau coronavirus « COVID-19 » (coronavirus disease 2019) ou « maladie à coronavirus 2019 » en français.

Pour lutter contre l’extension de l’épidémie, les autorités chinoises ont ordonné diverses mesures, dont de nombreuses restrictions de voyage à l’intérieur du territoire national, la mise en quarantaine de certaines villes et régions où le virus s’est déclaré (en particulier dans les provinces de Hubei, Zhejiang, Guangdong et Henan), et des contrôles de santé à l’entrée et à la sortie du pays et de certaines provinces. Les personnes présentant des symptômes de grippe sont mises en quarantaine et ne sont pas autorisées à entrer ou à quitter le pays.  Les rassemblements de masse sont interdits, de nombreux sites culturels fermés, et le port de masque est obligatoire dans les espaces publics. Plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols pour la Chine et des mesures de screening de passagers (détection de fièvre, etc.) ont été instaurés dans de nombreux aéroports internationaux (cf actualités précédentes).

La Province de Hubei reste la plus touchée, mais l’ensemble de la Chine est à risque, y compris Beijing et Shanghai. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) suisse recommande de ne PAS se rendre dans la province du Hubei et d’observer des mesures strictes d’hygiène et de prévention dans les autres régions de Chine (ainsi que des précautions au retour de voyage). Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des USA recommandent de reporter tout voyage non urgent en Chine.

En dehors de la Chine continentale, une trentaine d’autres pays et régions ont rapporté près de 700 infections confirmées au COVID-19 et 6 personnes sont décédées de la maladie. Les pays suivants ont diagnostiqué des cas :
ASIE : Hong Kong, Japon, Malaisie, Corée du Sud, Singapour, Vietnam, Thaïlande, Taïwan, Émirats arabes unis, Inde, Philippines, Népal, Sri Lanka et Cambodge.
EUROPE : Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie et Suède.
AFRIQUE : En Egypte une infection a été confirmée chez un voyageur chinois asymptomatique, ce qui constitue le premier cas officiellement recensé sur le continent Africain.
AUTRE : Australie, Canada, États-Unis, Bateau de croisière « Diamond Princess » au Japon (542 cas confirmés, nombreuses nationalités).

Les coronavirus sont transmis le plus souvent par les gouttelettes respiratoires lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue. La période d’incubation du COVID-19 est estimée à entre 2 et 14 jours. Les symptômes sont variables (fièvre, toux, rhume, mal de gorge, et parfois des difficultés à respirer). La maladie est souvent bénigne mais plus rarement, peut entraîner une atteinte sévère des voies respiratoires pouvant être mortelle, en particulier chez des personnes souffrant de maladies chroniques. Il n'existe actuellement pas de traitement spécifique et la prise en charge est symptomatique. De nouveaux médicaments antiviraux sont étudiés (les antiviraux courants tels que l'oseltamivir, le baloxavir, la ribavirine et l'aciclovir semblent inefficaces). Le degré de contagiosité des malades n’est pas connu précisément.

Les mesures de prévention sont les suivantes : bien se laver régulièrement les mains avec du savon et/ ou les désinfecter, éviter de se serrer la main ou de s'embrasser, éviter les grands rassemblements de population, éviter les contacts avec les personnes qui toussent ou qui éternuent, éventuellement porter un masque respiratoire couvrant le nez et la bouche dans la foule ou les transports publiques et des gants (pour éviter le contact direct avec des poignées de portes ou autres surfaces contaminées).

L’OFSP a mis en place une hotline (questions):
- pour la population : 058 463 00 00
- pour les voyageurs : 058 464 44 88
- pour les médecins : 058 462 21 00

Pour plus d’informations, consultez :
- OFSP : Nouveau coronavirus
- OMS: Coronavirus
- CDC : Coronavirus Disease 2019 (COVID-19)
- DFAE : Conseils aux voyageurs – Chine

(Sources : BBC News 17+ 18 + 19.02.2020; OFSP 19.02.2020; EKRM EpiNews 17.02.2020; ; CDC Travel News; WHO Disease Outbreak News; Département fédéral des affaires étrangères DFAE ; CNN 19.02.2020)

Conséquences pour le voyageur : Suivez l’évolution de l’épidémie et respectez les recommandations des autorités locales et internationales, y compris les interdictions de voyage. Evitez les rassemblements de foule et portez un masque dans les lieux publics en Chine. Evitez de vous rendre dans les élevages et marchés d’animaux/ poissons/ volaille, vivants ou morts. Lavez et désinfectez souvent vos mains, et évitez de vous toucher les yeux, le nez, la bouche. Evitez les contacts avec les malades et les personnes qui toussent. Mangez la viande, la volaille et les œufs bien cuits. Durant les 14 jours qui suivent votre retour de Chine, soignez votre hygiène (lavez et désinfectez souvent les mains, éternuez dans des mouchoirs ou à défaut le coude) et évitez les rassemblements d’un grand nombre de personnes (manifestations sportives, transports publics, supermarchés). En cas d'apparition de symptômes (fièvre, toux, gêne respiratoire) pendant ou jusqu’à 14 jours après votre retour, restez chez vous/ dans votre chambre d’hôtel (n’allez pas dans les lieux publics !) et contactez un médecin par téléphone en lui indiquant vos symptômes et l’endroit visité. Si nécessaire, consultez-le ou un centre médical en portant un masque. Il n’y a pas d’indication à faire un test diagnostic en l’absence de symptômes.

Destinations : Chine, Monde

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Chine: nouveau coronavirus respiratoire (06.02.2020)

06/02/2020 (mise à jour: 17/02/2020)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le 30 janvier 2020 que l’épidémie du nouveau coronarovirus (2019-nCoV) respiratoire constituait une urgence sanitaire mondiale. Le nombre de malades continue de grimper très rapidement avec plus de 28’000 infections officiellement confirmées (jusqu’au 6 février 2020), dont 565 décès. Un grand nombre de cas n’ont pas été recensés et le nombre total de personnes infectées est bien plus élevé. (Voir News précédentes).

La lutte contre l’extension de l’épidémie est compliquée. Plusieurs millions de personnes ont quitté Wuhan avant l'interdiction de sortie. La Province de Hubei est la plus touchée, mais l’ensemble de la Chine est à risque, y compris Beijing et Shanghai. Wuhan et les autres grandes villes du Hubei sont en quarantaine depuis le 23.01.2020, avec une interruption des liaisons routières, ferroviaires et aériennes. Dans le reste du pays les transports et le déplacement de personnes ont été limités sévèrement. Les rassemblements publics ont été interdits, de nombreux sites culturels fermés, et le port de masque a été rendue obligatoire dans les espaces publics. De nombreuses compagnies aériennes ont annulé leurs vols pour la Chine. Lufthansa, Swiss et Austrian Airlines ont supprimé leurs vols vers Pékin et Shanghai jusqu'au 28 février, et jusqu'au 28 mars pour Nankin, Shenyang et Qingdao.

Hors de Chine, 227 cas ont été confirmés dans 25 pays. Une personne est décédée aux Philippines et une à Hong Kong. En Europe, des infections ont été confirmées en France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Finlande, Suède, Espagne, Russie et en Belgique. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) estime que le risque d’importation du virus est élevé, y compris en Suisse. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande de ne PAS se rendre dans la province du Hubei et d’observer des mesures strictes d’hygiène et de prévention dans les autres régions de Chine. Les CDC (USA) recommandent de reporter tout voyage non urgent en Chine.

Les coronavirus sont transmis le plus souvent par les gouttelettes respiratoires lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue. La période d’incubation du virus 2019-nCoV est estimée à entre 2 et 14 jours. Les symptômes sont variables (fièvre, toux, rhume, mal de gorge, et parfois des difficultés à respirer). La maladie est souvent bénigne mais plus rarement, peut entraîner une atteinte sévère des voies respiratoires pouvant être mortelle, en particulier chez des personnes souffrant de maladies chroniques. Il n'existe actuellement pas de traitement spécifique et la prise en charge est symptomatique. De nouveaux médicaments antiviraux sont étudiés (les antiviraux courants tels que l'oseltamivir, le baloxavir, la ribavirine et l'aciclovir semblent inefficaces). Le degré de contagiosité des malades n’est pas connu précisément.

Les mesures de prévention sont les suivantes : bien se laver régulièrement les mains avec du savon et/ ou les désinfecter, éviter de se serrer la main ou de s'embrasser, éviter les grands rassemblements de population, éviter les contacts avec les personnes qui toussent ou qui éternuent, éventuellement porter un masque respiratoire couvrant le nez et la bouche dans la foule ou les transports publiques et des gants (pour éviter le contact direct avec des poignées de portes ou autres surfaces contaminées).

L’OFSP a mis en place une hotline (questions):
- pour la population : 058 463 00 00
- pour les voyageurs : 058 464 44 88
- pour les médecins : 058 462 21 00

Pour plus d’informations, consultez :
- le site de l’OMS «Coronavirus»
- le site des CDC : «2019 Novel Coronavirus China»
- le site de l’OFSP : Flambée d’un nouveau coronavirus (2019-novel-CoV)

(Sources : OFSP 06.02.2020 ; EpiNews 04.02.2020; BBC News 04 + 06.02.2020 ; CDC Travel News 27.01.2020; WHO Disease Outbreak News; AFP 04.02.2020)

Conséquences pour le voyageur : Suivez l’évolution de l’épidémie et respectez les recommandations des autorités locales, y compris les interdictions de voyage (villes en quarantaine). Evitez les rassemblements de foule et portez un masque dans les lieux publics en Chine. Evitez de vous rendre dans les élevages et marchés d’animaux/ poissons/ volaille, vivants ou morts. Lavez et désinfectez souvent vos mains, et évitez de vous toucher les yeux, le nez, la bouche. Evitez les contacts avec les malades et les personnes qui toussent. Mangez la viande, la volaille et les œufs bien cuits. Durant les 14 jours qui suivent votre retour de Chine, soignez votre hygiène (lavez et désinfectez souvent les mains, éternuez dans des mouchoirs ou à défaut le coude) et évitez les rassemblements d’un grand nombre de personnes (manifestations sportives, transports publics, supermarchés). En cas d'apparition de symptômes (fièvre, toux, gêne respiratoire) pendant ou jusqu’à 14 jours après votre retour, restez chez vous/ dans votre chambre d’hôtel (n’allez pas dans les lieux publics !) et contactez un médecin par téléphone en lui indiquant vos symptômes et l’endroit visité. Si nécessaire, consultez-le ou un centre médical en portant un masque. Il n’y a pas d’indication à faire un test diagnostic en l’absence de symptômes.

Destinations : Chine, Monde

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Suisse : Vaccination contre la grippe 2019

05/11/2019 (mise à jour: 09/12/2019)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande de se faire vacciner contre la grippe saisonnière dans les prochaines semaines, idéalement jusqu'à la mi-novembre, en particulier les personnes avec un risque accru de complications et leur entourage ainsi que pour le personnel soignant: les personnes âgées de 65 ans et plus, celles souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes et les jeunes enfants de moins de deux ans nés prématurément, mais aussi les personnes fréquentant ces groupes à risque ou des nourrissons de moins de six mois (les membres de la famille, les professionnels de la santé, les personnes en formation ou travaillant dans ce milieu, les collaborateurs de structures d'accueil pour enfants et les mamans de jour). Lors de la Journée nationale de vaccination contre la grippe le vendredi, 8 novembre 2019 de nombreux cabinets médicaux (liste disponible sur le site du Collège de médecine de premier recours www.kollegium.ch) proposent la vaccination, sans rendez-vous et à prix recommandé. (Sources : OFSP, se vacciner contre la grippe)

Conséquences pour le voyageur : L’indication d’une vaccination contre la grippe devrait aussi être vérifiée chez les voyageurs. La vaccination reste le moyen le plus efficace pour se protéger de la grippe et de ses complications graves (pneumonies, hospitalisations), en particulier pour les plus de 65 ans, les malades chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical.

Destinations : Suisse, Monde

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Monde : rougeole

10/10/2019 (mise à jour: 18/10/2019)

Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2019, 364’000 cas de rougeole ont été recensés dans le monde. Ainsi, le nombre de cas de rougeole au premier semestre 2019 est trois fois plus élevé qu'à la même période de l'année précédente 2018 (129’239 cas). Cette augmentation touche particulièrement les régions OMS Afrique (10x plus), suivie par la Région Pacifique Ouest (3x plus), la Région Europe (2x plus) et la Région Méditerranée orientale (1,5x plus). En Nouvelle-Zélande, l'épidémie persiste avec 1’576 cas enregistrés en 2019. Le taux d'hospitalisation pour la rougeole est de 35 à 40% et parmi cinq femmes enceintes hospitalisées, deux ont fait une fausse couche à cause de l’infection. En Suisse, 212 cas de rougeole (2 décès), ont été enregistrés depuis le début de 2019 et près de 500 cas en Allemagne. Aux USA, 1'250 cas ont été signalés, la majorité à New York.

La vaccination n’est pas uniquement un acte personnel servant à se protéger soi-même ou ses enfants, c’est aussi un acte solidaire pour éviter la transmission de la maladie aux nourrissons trop jeunes pour être vaccinés, aux patients immunosupprimés, ainsi qu’aux personnes non vaccinées dans des pays en développement. La maladie peut occasionner de graves complications, telles une encéphalite ou une pneumonie, voire le décès dans de rares cas. La vaccination (2 doses) confère une excellente protection. (Sources : ECTM Epinews 4.+16.10.2019, International Society for Infectious Diseases Promedmail 28.9.2019)

Conséquences pour le voyageur : La consultation médicale de voyage offre une occasion optimale de vérifier la protection contre la rougeole. Tous les enfants dès l’âge de 12 mois ainsi que les personnes nées après 1963 qui n'ont pas une immunité confirmée contre la rougeole (maladie documentée, taux d'anticorps ou certificat mentionnant 2 doses de vaccin) devraient être vaccinés avec 2 doses de vaccin (contre-indication si grossesse ou déficit immunitaire sévère). La vaccination est recommandée dès l'âge de 6 mois en cas d'épidémie dans les environs ou en cas de contact avec un cas de rougeole.

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