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Conseils médicaux aux voyageurs | Recommandations du Comité d'experts en médecine des voyages
 
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Paludisme (malaria)

Le risque de paludisme existe toute l'année dans les régions à risque.
Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques.
Pour les séjours dans les régions à risque élevé, il est nécessaire de prendre un médicament (chimioprophylaxie) avant, pendant et après le voyage.

Risque de paludisme:

  • risque élevé de septembre à mai:
    - au nord-est et à l'est de la province de Mpumalanga (y compris parc Krüger et parcs voisins) ainsi qu'au nord et nord-est de la province de Limpopo
  • risque faible de juin à août : auto-traitement d'urgence uniquement pour les personnes à risque (voir carte)
    - au nord-est et à l'est de la province de Mpumalanga (y compris parc Krüger et parcs voisins) ainsi qu'au nord et nord-est de la province de Limpopo
  • risque minime : dans le reste du nord : au nord-est jusqu'au fleuve Tugela, Kwazulu-Natal (côte nord-est), réserves Tembe et Ndumu inclues ainsi que les parcs Umfolozi et Hluhluwe; régions du nord-ouest jusqu'à Swartwater et Lephalale, aussi région de Waterberg
  • pas de paludisme: villes et reste du pays

Vaccination

Les vaccins suivants sont recommandés pour tous:
 Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Rougeole, Hépatite A
Dans des conditions particulières, les vaccins suivants sont recommandés: Hépatite B, Fièvre typhoïde, Rage

Remarques pour la vaccination contre la fièvre jaune:
 Condition d’entrée du pays :
vaccination obligatoire
uniquement si provenance dans les 10 jours d'une zone d'endémie (sauf si transit d'aéroport dans cette zone);
ceci ne s'applique pas aux voyageurs en provenance de Zambie, Tanzanie, Érythrée, Somalie et São Tomé-et-Príncipe et Rwanda (Yellow fever vaccination requirements in South Africa)

Pour la prescription de médicaments et les vaccinations, consultez un médecin traitant ou un Centre de vaccination.

Autres Maladies

Il existe un risque d'infection par le virus VIH / SIDA dans le monde entier lors de rapports sexuels non protégés. Protégez-vous !

Diarrhées et autres maladies: cliquez sur "aide-mémoire pour votre voyage"
Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 16.10.2019

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Poliomyélite dans le monde

15/10/2019 (mise à jour: 15/10/2019)

L’OMS rapporte une recrudescence des cas de poliomyélite dans plusieurs pays du monde. Depuis le début de l’année 2019 (jusqu’au 08.10.2019), 88 cas de poliomyélite du virus sauvage (WPV) ont été recensés dans les pays d’endémie (Afghanistan et Pakistan) et 95 cas par le virus vaccinal (cVDPV) 95 cas cette année en Afrique (exportations du Nigeria en Afrique de l’Ouest, en Somalie et dans le Corne de l’Afrique avec des cas recensés au Niger, Cameroun, Benin, Ghana et Ethiopie) et en Asie (Chine, Philippines, Myanmar, Papouasie Nouvelle Guinée et Indonésie).

Lors de la 22ème réunion du comité d’urgence du règlement sanitaire international (RSI), l’OMS elle a adapté ses recommandations de vaccination en fonction des catégories de pays suivants :

1) Etats infectés par le poliovirus sauvage (WPV1) ou vaccinal (de types cVDPV1, cVDPV3) avec un risque d’exportation international : Afghanistan (WPV1), Pakistan (WPV1), Nigeria (WPV1), Papouasie Nouvelle-Guinée (cVDPV1), Indonésie (cVDPV1), Myanmar (cVDPV1), Somalie (cVDPV3)

OMS : Séjours de plus de 4 semaines : tous les ressortissants, expatriés et voyageurs dans ces pays doivent prouver à leur sortie (douane, aéroports) qu’ils ont reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite au cours des 12 derniers mois (documentée dans un certificat de vaccination internationale). Séjours moins de 4 semaines : immunisation de base contre la poliomyélite et un rappel tous les 10 ans devraient être effectuées.

2) Etats infectés par le poliovirus vaccinal de type 2 avec un risque d’exportation internationale : Ethiopie, Angola, Bénin, Chine, République Démocratique du Congo, Congo DR, Ghana, Cameroun, Mozambique, Niger, Nigeria, Philippines, Somalie, République centrafricaine.

OMS : Séjours de plus de 4 semaines : il est fortement recommandé à tous les ressortissants, expatriés et voyageurs dans ces pays d’effectuer une dose de vaccin contre la poliomyélite au cours des 12 derniers mois (documentée dans un certificat de vaccination internationale). Séjours moins de 4 semaines : immunisation de base contre la poliomyélite et un rappel tous les 10 ans devraient être effectuées.

3) Etats qui ne sont plus infectés mais qui restent vulnérables à une ré-infection par le virus sauvage ou vaccinal: Tchad (WPV1), Syrie (cVDPV), Kenya (cVDPV).

Recommandations du CEMV : une immunisation de base contre la poliomyélite et un rappel tous les 10 ans devraient être effectués.

Sources : WHO 22nd IHR Emergency Committee Poliovirus 03.10.2019; Polio Global Eradication Initiative 09.10.2019; EKRM Epinews 09.10.2019

Conséquences pour le voyageur : La poliomyélite est causée par un virus transmis par l’eau ou les aliments contaminés et peut causer une paralysie définitive invalidante. Elle peut être très efficacement prévenue par la vaccination (4 doses dans l’enfance ou 3 à l’âge adulte). En plus des mesures ci-dessus, le Comité d'experts en médecine des voyages (CEMV) recommande également une vaccination de base contre la polio et un rappel tous les 10 ans pour : tous les pays d'Afrique sub-saharienne et les pays qui sont considérés comme étant vulnérable à des flambées de polio par le « Independent Monitoring Board » ou ou par la « Global Polio Eradication Initiative ».

Destinations : Afrique, Asie

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Monde : rougeole

10/10/2019 (mise à jour: 10/10/2019)

Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2019, 364’000 cas de rougeole ont été recensés dans le monde. Ainsi, le nombre de cas de rougeole au premier semestre 2019 est trois fois plus élevé qu'à la même période de l'année précédente 2018 (129’239 cas). Cette augmentation touche particulièrement les régions OMS Afrique (10x plus), suivie par la Région Pacifique Ouest (3x plus), la Région Europe (2x plus) et la Région Méditerranée orientale (1,5x plus). En Nouvelle-Zélande, l'épidémie persiste avec 1’576 cas enregistrés en 2019. Le taux d'hospitalisation pour la rougeole est de 35 à 40% et parmi cinq femmes enceintes hospitalisées, deux ont fait une fausse couche à cause de l’infection. En Suisse, 212 cas de rougeole (2 décès), ont été enregistrés depuis le début de 2019 et près de 500 cas en Allemagne.

La vaccination n’est pas uniquement un acte personnel servant à se protéger soi-même ou ses enfants, c’est aussi un acte solidaire pour éviter la transmission de la maladie aux nourrissons trop jeunes pour être vaccinés, aux patients immunosupprimés, ainsi qu’aux personnes non vaccinées dans des pays en développement. La maladie peut occasionner de graves complications, telles une encéphalite ou une pneumonie, voire le décès dans de rares cas. La vaccination (2 doses) confère une excellente protection. (Sources : ECTM Epinews 4.10.2019, International Society for Infectious Diseases Promedmail 28.9.2019)

Conséquences pour le voyageur : La consultation médicale de voyage offre une occasion optimale de vérifier la protection contre la rougeole. Tous les enfants dès l’âge de 12 mois ainsi que les personnes nées après 1963 qui n'ont pas une immunité confirmée contre la rougeole (maladie documentée, taux d'anticorps ou certificat mentionnant 2 doses de vaccin) devraient être vaccinés avec 2 doses de vaccin (contre-indication si grossesse ou déficit immunitaire sévère). La vaccination est recommandée dès l'âge de 6 mois en cas d'épidémie dans les environs ou en cas de contact avec un cas de rougeole.

Destinations : Monde

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Prévention du paludisme : recommandations 2019

14/08/2019 (mise à jour: 04/09/2019)

Le risque pour le voyageur de contracter le paludisme (malaria) évolue régulièrement au niveau mondial et régional. Suite à une analyse des données épidémiologiques de ces 3 dernières années, le Comité suisse d’experts en médecine des voyages (CEMV), a émis de nouvelles recommandations pour 2019 (publiées en ligne sur le site de l’OFSP « Santé-voyages : vaccinations et mesures antipaludiques » avec des cartes géographiques du paludisme, dont les principales sont :

• Un recours restreint et plus ciblé à l’auto-traitement d’urgence (« standby treatment ») : les situations pour lesquelles un auto-traitement d’urgence contre le paludisme est recommandé ont été limitées. Il n’est indiqué désormais que pour certaines personnes à risque séjournant dans une région à faible risque de paludisme et ne pouvant pas accéder, pendant et/ou après leur séjour, à des infrastructures médicales dans les 48 heures.

• Les personnes susceptibles de contracter une forme sévère de paludisme devraient être conseillées de manière individuelle. Il s’agit en particulier des femmes enceintes, des enfants, des seniors, des personnes immunosupprimées et les personnes faisant des séjours de longue durée et/ou dans des régions reculées, rurales ou boisées

• L’importance de l’information médicale pour tous les voyageurs : La limitation de l’autotraitement d’urgence aux situations à risque signifie aussi que l’ensemble des voyageurs doit systématiquement être conscient du risque de paludisme dans toute région de transmission, de l’importance d’une protection optimale contre les piqûres de moustiques ainsi que de savoir quoi faire en de fièvre et de suspicion de paludisme. Un principe important demeure inchangé : toute personne qui présente une fièvre supérieure à 37,5 °C au moins 7 jours après avoir été exposée à un risque de paludisme doit consulter le plus rapidement possible un médecin afin d’exclure le paludisme et éventuellement commencer un traitement. Par ailleurs, il est toujours recommandé de prendre un médicament antipaludique de manière préventive avant, pendant et encore après le voyage dans les régions à haut risque de paludisme (en particulier où la forme dangereuse à Plasmodium falciparum est transmise).

• Personnes issues de la migration et les « visiting friends and relatives » (VFR) : Une grande partie des cas de paludisme importés touchent les immigrés qui retournent à nouveau dans leur pays d’origine. Les médecins de famille devraient donc, même lors de consultations de routine, les informer et les conseiller en prévision d’un éventuel voyage dans une région impaludée.

Conséquences pour le voyageur : Le risque de paludisme évolue constamment et les recommandations ont changé. Consultez la rubrique DESTINATIONS pour des recommandations spécifiques au pays que vous visitez. Les personnes susceptibles de contracter une forme sévère de paludisme ou faisant des séjours dans de régions reculées sans infrastructure médicale devraient être conseillées de manière individuelle : femmes enceintes, enfants, seniors, personnes immunosupprimées, séjours de longue durée et/ou dans des régions reculées, rurales ou boisées, visiting friends and relatives.

Destinations : Monde