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Europe du Nord : hépatite A et baies congelées
22/04/2013
(mise à jour: 21/05/2013)
Le « European Centre for Disease Prevention and Control » (ECDC) rapporte 56 cas d’hépatite A (dont 16 confirmés par examens de laboratoire) dans quatre pays d’ Europe du Nord (Danemark, Finlande, Norvège, Suède) survenus entre octobre 2012 et avril 2013. D’autres cas pourraient encore être détectés. Une enquête a révélé qu’aucune des personnes infectées n’avait voyagé à l’étranger et que la source probable de ces infections serait la consommation de baies congelées. Des cas d' hépatite A suite à la consommation de fruits provenant de pays endémiques ont déjà été constatées. En 2012 une flambée d’hépatite A au Canada serait survenue en relation avec des baies congelées, et l'année dernière l’Union Européenne à émis à deux reprises des mises en garde contre la consommation de produits à base de fraises contaminées.
L’hépatite A est causée par un virus très contagieux transmis par les aliments ou les boissons contaminés, les linges de toilette salis ou par simple poignée de main. Elle est répandue en Amérique latine, aux Caraïbes, en Afrique, en Asie, et dans les pays de l'Europe de l'Est. Le virus infecte le foie et peut parfois provoquer une jaunisse ou, plus rarement, une hépatite fulminante gravissime. La vaccination (2 doses) prévient efficacement la maladie et confère une protection de longue durée (plus de 25 ans). Elle peut également être efficace si administrée dans les jours suivant l’exposition au virus. (Sources : ECDC 16.04.13; International Society for Infectious Diseases, Promedmail 17.04.13; Tropimed News 17.04.13)
Conséquences pour le voyageur :
Le virus de l’hépatite A survit à la congélation. Les fruits et légumes crus et les aliments congelés importés de pays d’endémie peuvent être une source de contamination. Il peut être recommandé de cuire/bouillir les baies importées de certains pays.
Destinations : Danemark, Europe, Finlande, Norvège, Suède
Balkans : lait contaminé par l'aflatoxine
04/03/2013
(mise à jour: 21/05/2013)
L’aflatoxine, une substance cancérigène, a été détectée dans le lait de vache produite dans plusieurs pays des Balkans, dont la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, et la Serbie. Cette toxine est sécrétée par des champignons qui peuvent pousser sur les céréales, les grains de maïs, les haricots, les noix et les cacahuètes, particulièrement lorsque les récoltes sont stockées dans des conditions humides et chaudes. Si les vaches consomment du fourrage contaminé, la toxine est excrétée dans leur lait et résiste aux méthodes de conservation et de transformation des produits laitiers (chaleur, froid, lyophilisation...). L’ingestion par l’homme d’une grande quantité de toxines peut causer des diarrhées, des atteintes du foie, des saignements internes et être mortelle. L’ingestion régulière de plus faibles quantités fait courir un risque cumulatif et peut entraîner un cancer du foie. Les enfants et nourrissons qui sont de grands consommateurs de produits laitiers sont particulièrement concernés. Bien qu’il n’existe aucun traitement spécifique, une prise en charge médicale précoce peut améliorer l’évolution du malade. (Sources : le Temps jeudi 28 février 2013; presse diverse)
Conséquences pour le voyageur :
Sur place, consommez si possible des produits lactés importés. Cette toxine se retrouve dans le lait (même écrémé), et dans les produits laitiers (yaourts, fromages blancs) mais peu dans le beurre.
Destinations : Bosnie-Herzégovine, Europe, Croatie
Suisse : augmentation des infections au VIH/ Sida
03/06/2013
(mise à jour: 10/06/2013)
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) rapporte une augmentation de 15 % du taux d’infections à VIH diagnostiquées en Suisse en 2012 (par rapport à 2011). Cette hausse concerne particulièrement les hommes homosexuels. Grâce aux progrès de la médecine et à l’amélioration de l’accès aux soins, moins de personnes meurent du sida. Cependant, ils sont toujours plus nombreux à vivre avec la maladie : 34 millions dans le monde en 2010. L’effort au niveau de l’éducation et de la prévention des nouvelles infections doit être poursuivi. Le VIH continue à se transmettre et à progresser dans de nombreuses régions du monde, en Suisse comme ailleurs. Prévoyez la possibilité de rencontres sexuelles en voyage comme chez soi, et ayez sur vous des préservatifs (ou Femidom). Il peut être difficile d'en trouver sur place et dans certaines situations. Pratiquez TOUJOURS les règles du Safer Sex. Pour plus d’informations, consultez le site www.lovelife.ch. (Sources : OFSP, Newletter VIH &IST 2/ 2013, 27.05.2013)
Conséquences pour le voyageur :
Le virus VIH est transmis dans le monde entier. Toute relation sexuelle non protégée avec un nouveau partenaire représente un risque, ainsi que l'utilisation d'aiguilles non stérilisées. Employez toujours un préservatif avec un nouveau partenaire.
Destinations : Suisse, Monde
Punaises de lit dans vos bagages ?
06/05/2013
(mise à jour: 21/05/2013)
Ces dernières années les punaises de lit sont devenus un problème majeur dans les grandes métropoles industrialisées comme dans les pays en développement. L’ essor des voyages internationaux a favorisé le transport des punaises qui ont profité de l’interdiction de plusieurs pesticides puissants pour proliférer partout. Ces arthropodes hématophages se cachent dans les moindres recoins sombres (sommiers, plis du matelas, table de chevet, sofa, vêtements, etc.) pour sortir se nourrir la nuit et piquer les êtres humains endormis. Plusieurs jours plus tard peuvent apparaître des lésions cutanées très variables selon les individus : boutons rouges, petites bulles, souvent de répartition linéaire, sur le visage, le cou, les membres et la poitrine, avec des démangeaisons très inconfortables (surtout le matin). Dans de rares cas certaines personnes peuvent présenter de graves réactions allergiques. Pour éradiquer les punaises, plusieurs méthodes mécaniques et chimiques sont souvent nécessaires (nettoyage à la vapeur, chauffage du mobilier, lavage en machine de la literie et des vêtements à plus de 55 degrés, congélation pendant 48 heures, insecticide, etc.), et il peut être nécessaire de faire intervenir une entreprise professionnelle de désinfestation. (Sources : Revue Médicale Suisse 03.04.2013 ; Centers for Disease Control and Prevention, Bed Bugs FAQs).
Conséquences pour le voyageur :
Même les hôtels de luxe peuvent être infestés. En cas d’apparition de piqûres suspectes, inspectez les coins sombres de la chambre à coucher. Au retour, lavez tout votre linge et traitez votre valise avec un insecticide anti-cafard.
Destinations : Monde
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Journée mondiale de la malaria (paludisme)
29/04/2013
(mise à jour: 21/05/2013)
Lors de la Journée mondiale de la malaria (paludisme) le 25 avril 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rappelé que cette maladie parasitaire transmise par les moustiques dans 99 pays du monde cause 660'000 décès chaque année, en majorité chez des enfants de moins de 5 ans. L’OMS estime qu’il y a environ 219 millions de cas de malaria par année (chiffres pour 2010), en grande majorité en Afrique (où surviennent le 90 % des décès de cette maladie). Elle appelle à poursuivre les efforts de lutte contre la malaria, et s’inquiète de l’ augmentation de la résistance du parasite P. falciparum aux médicaments à base d’ artémisinine dans quatre pays d’ Asie du Sud-Est (Cambodge, Myanmar, Thaïlande et Vietnam). La malaria est transmise par les piqûres de moustiques le soir et la nuit et se déclare sous forme de fièvre à 37,5° ou plus, de maux de tête, de frissons, de symptômes grippaux, et parfois de diarrhées. Cette maladie constitue une urgence médicale. Sans traitement approprié, elle peut être mortelle. (Sources : OMS New release 24.04.2013, World Malaria Report 2012)
Conséquences pour le voyageur :
En cas de voyage dans une zone de transmission du paludisme protégez-vous contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit. Pour les régions à haut risque, prenez un médicament préventif (chimioprophylaxie) avant, pendant et après le voyage.
Destinations : Afrique, Monde