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Conseils médicaux aux voyageurs | Recommandations du Comité d'experts en médecine des voyages
 
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Russie, Fédération deRussie, Fédération de

Paludisme (malaria)

Il n'y a pas de paludisme.
Il n'y a aucune précaution particulière à prendre.

Vaccination

Les vaccins suivants sont recommandés pour tous:
 Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Rougeole, Hépatite A
Dans des conditions particulières, les vaccins suivants sont recommandés: Hépatite B, Fièvre typhoïde, Rage, FSME (et RSSE), Encéphalite japonaise

Pour la prescription de médicaments et les vaccinations, consultez un médecin traitant ou un Centre de vaccination.

Autres Maladies

Il existe un risque d'infection par le virus VIH / SIDA dans le monde entier lors de rapports sexuels non protégés. Protégez-vous !

Diarrhées et autres maladies: cliquez sur "aide-mémoire pour votre voyage"
Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 15.12.2018

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Europe, Méditerranée : épidémie fièvre West Nile (Update)

09/10/2018 (mise à jour: 16/10/2018)

Le European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) rapporte un nombre exceptionnellement élevé de cas de fièvre West Nile en Europe cette année. Depuis le début de l’été 2018 (jusqu’au 04.10.2018), 1317 infections humaines ont été recensées dans l’Union européenne et 434 cas dans les pays avoisinants et 142 personnes sont décédées de la maladie. En comparaison, en 2017, 288 cas avaient été rapportés au total pour toute la région européenne. Les pays membres de l’Union Européenne ayant rapporté des cas cette année sont: l’Italie (495 cas), la Grèce (283), la Roumanie (256), la Hongrie (197), la Croatie (45), la France (16), l’Autriche (15), la Bulgarie (6) et la Slovénie (3). Les pays voisins ayant rapporté des cas sont la Serbie (350), l’Israël (81) et le Kosovo (3). De plus, en Tunisie, 11 cas ont été enregistrés (ce sont les premiers cas signalés depuis 2013).

La fièvre West Nile est causée par un virus (flavivirus) qui est transmis à l’homme par des moustiques dans de nombreuses régions d’Europe, généralement de juin à novembre. Elle est le plus souvent asymptomatique ou se présente comme une grippe, mais rarement, elle peut entraîner des troubles neurologiques ou une encéphalite potentiellement mortelle. Il n’existe pas de traitement spécifique. Plus d’informations : voir lien maladie ci-dessous. (Sources: ECDC “Unusual large number of West Nile virus infections in the EU /EEA and neighboring EU countries” 31.08.2018; ECDC Communicable Disease Threats Report Week 40, 05.10.2018, ECDC weekly updates and maps West Nile Fever ; Tropimed EpiNews 3.10.18)

Conséquences pour le voyageur : Dans les zones d’endémie, protégez-vous contre les piqûres de moustiques (sprays anti-moustiques, pantalons et vêtements à manches longues) et évitez tout contact avec les oiseaux qui sont le principal réservoir animalier de ce virus.

Destinations : Autriche, Bulgarie, Europe, France, Grèce, Croatie, Hongrie, Israël, Italie, Kosovo, Roumanie, Serbie, Slovénie, Tunisie

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Région Europe : record de cas de fièvre West Nile

04/09/2018 (mise à jour: 11/09/2018)

Le European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) rapporte un nombre exceptionnellement élevé de cas de fièvre West Nile en Europe cette année. Depuis le début de l’été 2018, 975 infections humaines ont été recensées (710 cas dans l’Union européenne et 265 cas dans les pays avoisinants) et 63 personnes sont décédées de la maladie. En comparaison, en 2017,  288 cas avaient été rapportés au total pour toute la région européenne. Les pays ayant rapporté des cas cette année sont : l’Italie (327 cas), la Grèce (147), la Roumanie (117), la Hongrie (96), la France (11), l’Autriche (8), la Croatie (3) et la Slovénie (1) ainsi que la Serbie (213), Israël (49) et le Kosovo (3). Cette maladie est causée par un virus (flavivirus) qui est transmis à l’homme par des moustiques dans de nombreuses régions d’Europe, généralement de juin à novembre. Elle est le plus souvent asymptomatique ou se présente comme une grippe, mais rarement, elle peut entraîner des troubles neurologiques ou une encéphalite potentiellement mortelle. Il n’existe pas de traitement spécifique. Plus d’informations : voir lien maladie ci-dessous. (Sources: ECDC  “Unusual large number of West Nile virus infections in the EU /EEA and neighboring EU countries” 31.08.2018; Tropimed News 29.08.18)

Conséquences pour le voyageur : Protégez-vous contre les piqûres de moustiques et évitez tout contact avec les oiseaux (qui constituent le principal réservoir animalier de ce virus).

Destinations : Autriche, Europe, France, Grèce, Croatie, Hongrie, Israël, Italie, Kosovo, Roumanie, Slovénie

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Journée mondiale du Sida : Connais ton statut HIV !

03/12/2018 (mise à jour: 11/12/2018)

Le 1er décembre 2018 est la 30ème Journée mondiale du Sida, une journée de sensibilisation qui avait été initiée par l’OMS en 1988. Le thème de cette année est « Know your Status » pour encourager les personnes à faire le test pour connaître leur statut HIV, et à accéder aux services de prévention et de traitement du sida le plus rapidement possible. En augmentant la détection précoce des cas d’infections par le VIH, il est possible non seulement de diminuer la transmission involontaire à des tiers du virus, mais aussi d’initier plus tôt un traitement et ainsi améliorer la santé des personnes infectées.

La Suisse montre un bon exemple de progrès possibles ! En Suisse, 445 nouvelles infections au VIH ont été déclarées à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) en 2017, soit 16 % de moins qu’en 2016. Ce recul du nombre de nouveaux diagnostics de VIH est attribué à l’augmentation des tests de dépistage dans les groupes de personnes particulièrement exposées (augmentation de 11% au total et même de 20% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes), ainsi qu’à la précocité de plus en plus grande des traitements. Par contre, les cas de syphilis et de chlamydiose étaient un peu plus nombreux qu’en 2016. Il est à noter que les chiffres les plus élevés pour toutes les infections sexuellement transmissibles (IST), VIH compris, ont été enregistrés dans les centres urbains de la grande région de Zurich et de la région lémanique, où vivent de nombreuses personnes appartenant à des groupes à risque élevé d’exposition au VIH et aux autres IST : les travailleuses du sexe et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. (Sources : OMS World AIDS Day 2018, OFSP Bulletin 47 /18 19.11.2018)

Conséquences pour le voyageur : Le virus VIH est transmis dans le monde entier. Toute relation sexuelle non protégée avec un nouveau partenaire représente un risque, ainsi que l'utilisation d'aiguilles non stérilisées. Employez toujours un préservatif avec un nouveau partenaire et pratiquez TOUJOURS les règles du Safer Sexe. En cas d’exposition possible au VIH, consultez en urgence (dès la première heure, si possible avant 48h-72 h) pour une prophylaxie post-expositionnelle dont le succès thérapeutique est d’autant plus grand que le traitement est initié rapidement.

Destinations : Suisse, Monde

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Méningite à méningocoques: le vaccin conjugué quadrivalent ACWY est recommandé

27/11/2018 (mise à jour: 03/12/2018)

Depuis quelques années, une augmentation des cas de méningite du sérogroupe W, susceptible d’entraîner des évolutions particulièrement graves, est observée en Europe, Australie et Nouvelle Zélande. L’Union Européenne a recensé 3'280 cas de méningite en 2016, dont 15 % étaient du sérogroupe W. L’Office fédéral de la Santé publique (OFSP), a adapté la recommandation de vaccination contre les méningocoques pour 2019 en faveur du vaccin conjugué quadrivalent (MCV-ACWY, contre les méningocoques des sérogroupes A, C, W et Y ), à la place du vaccin monovalent (MCV-C qui ne protège que contre la méningite de sérogroupe C).

La méningite à méningocoques est causée par une bactérie (Neisseria meningitidis) dont il existe plusieurs sérotypes (A, B, C, Y et W) pathogènes pour l’homme. Elle est transmise par contact étroit avec une personne infectée (gouttelettes du nez et de la gorge). Les symptômes les plus fréquents sont une fièvre élevée, des maux de tête, une raideur de la nuque, des nausées et des vomissements, une gêne visuelle à la lumière (photophobie) et parfois une éruption de tâches rouges sur le corps. Plus rarement, en particulier le sérogroupe W, elle peut donner un tableau clinique atypique (diarrhées et symptômes gastro-intestinaux, arthrite septique, pneumonie, péricardite) qui complique le diagnostic. La mortalité est élevée mais peut être réduite par une antibiothérapie précoce. Un vaccin préventif existe contre certains sérogroupes de méningocoques. (Sources: Bulletin de l’OFSP 46/18 du 12.11.2018; International Society for Infectious Diseases, Promedmail 8.11.18 ; ECDC Annual Epidemiological Report for Invasive meningococcal Disease, Aug 2018; www.tropimed.com)

Conséquences pour le voyageur : Consultez immédiatement un médecin en cas de symptômes (fièvre, maux de tête, raideur de nuque) pour un éventuel traitement antibiotique. Il est recommandé d’utiliser un vaccin conjugué quadrivalent (MCV-ACWY) lors de vaccination des voyageurs dans des zones d’endémie ou d’épidémie (pays de la « Ceinture de la méningite »), ainsi que les nourrissons, les recrues militaires, les personnes avec des déficits de l’immunité et les contacts avec une personne atteinte de méningite (prophylaxie post-expositionnelle).

Destinations : Monde

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MERS-CoV: le nombre des décès dépasse 800

30/10/2018 (mise à jour: 06/11/2018)

Entre début septembre et mi-octobre 2018, 17 nouveaux cas d’infections au coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) confirmés au laboratoire ont été enregistrés en Arabie Saoudite. Depuis la détection du virus fin 2012, l’OMS a recensé 2’260 cas confirmés d’infections au MERS-CoV dans le monde, dont 803 décès (jusqu’à mi-octobre 2018). Parmi ces cas, la grande majorité a été enregistrée au Royaume d’Arabie Saoudite et dans les autres pays de la péninsule arabique. Le mode précis de transmission du MERS-CoV n'est toujours pas connu. Le contact avec des dromadaires ainsi que le contact direct avec des malades constituent un risque d'infection. Le plus souvent, les coronavirus sont transmis par les gouttelettes respiratoires lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue. La maladie est souvent bénigne (comme un rhume) mais plus rarement, peut entraîner une atteinte sévère des voies respiratoires pouvant être mortelle, en particulier chez des personnes souffrant de maladies chroniques. (Sources : OMS Disease Outbreak News 3.10.2018, OMS MERS-CoV, International Society for Infectious Diseases Promedmail 13.10.2018, outbreaknewstoday 4.10.2018)

Conséquences pour le voyageur : Lavez et désinfectez souvent vos mains, et évitez de vous toucher les yeux, le nez, la bouche. Evitez les contacts avec les malades. Consultez en cas de symptômes respiratoires. Les dromadaires peuvent transmettre le MERS-CoV et il est recommandé d'éviter les contacts avec ces animaux et de ne pas boire de lait de dromadaire / chameau non pasteurisé. Pour les pèlerins à La Mecque, le port d’un masque dans les lieux bondés peut être recommandé.

Destinations : Monde, Arabie Saoudite

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Dengue et chikungunya chez les voyageurs

16/10/2018 (mise à jour: 22/10/2018)

Le European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) a rapporté une augmentation du nombre de cas de dengue contractée lors d’un voyage chez des ressortissants des pays de l’Union européenne en 2016 et un nombre stable de cas de chikungunya.

Dengue : L’ECDC a recensé 2821 cas de dengue (2'418 ont pu être confirmés, c’est-à-dire 86%) chez des voyageurs de l’UE en 2016. Il s'agit du taux de déclaration le plus élevé entre 2012 et 2016. Un pourcentage élevé (20,5%) de cas concerne des voyageurs de retour de Thaïlande (ce qui est probablement le reflet de la popularité de cette destination qui attire un grand nombre de voyageurs).

Chikungunya : L’ECDC a recensé 476 cas de chikungunya associés à un voyage (légèrement moins qu’en 2015) dont 366 (77%) ont pu être confirmés. Le plus souvent, la maladie a touché des personnes âgées de 25 à 44 ans et 43% des cas ont été associés à un séjour en Inde.

Pour plus d’informations sur ces maladies, consultez  « Conseils Santé » > Maladies et Traitements (Sources: ECDC 01.10.2018 Annual epidemiological reports for 2016 : Dengue and Chikungunya ; Tropimed Epinews 3.10.18)

Conséquences pour le voyageur : Protégez-vous contre les piqûres de moustiques la journée, y compris dans les villes (vêtements à manches longues, application de lotion anti-moustique). Soignez la fièvre par du paracétamol (Panadol®, Dafalgan®) et un apport de liquides. Evitez l’Aspirine® (acide acétylsalicylique) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens en raison d’un risque de saignement.

Destinations : Monde

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Suisse : Vaccination contre la grippe 2018

16/10/2018 (mise à jour: 21/11/2018)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande de se faire vacciner contre la grippe saisonnière dans les prochaines semaines, idéalement jusqu'à la mi-novembre, en particulier les personnes avec un risque accru de complications et leur entourage ainsi que pour le personnel soignant: les personnes âgées de 65 ans et plus, celles souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes et les jeunes enfants de moins de deux ans nés prématurément, mais aussi les personnes fréquentant ces groupes à risque ou des nourrissons de moins de six mois (les membres de la famille, les professionnels de la santé, les personnes en formation ou travaillant dans ce milieu, les collaborateurs de structures d'accueil pour enfants et les mamans de jour). Lors de la Journée nationale de vaccination contre la grippe le 9 novembre 2018, de nombreux cabinets médicaux (liste disponible sur le site du Collège de médecine de premier recours) proposent la vaccination, sans rendez-vous et à prix recommandé. (Sources : OFSP, Tropimed Epinews 10.10.18)

Conséquences pour le voyageur : L’indication d’une vaccination contre la grippe devrait aussi être vérifiée chez les voyageurs. La vaccination reste le moyen le plus efficace pour se protéger de la grippe et de ses complications graves (pneumonies, hospitalisations), en particulier pour les plus de 65 ans, les malades chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical.

Destinations : Suisse, Monde

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La rage tue 59'000 personnes chaque année dans le monde

09/10/2018 (mise à jour: 16/10/2018)

A l’occasion de la Journée mondiale de la rage le 28 septembre, l’OMS a publié des chiffres alarmants sur cette maladie mortelle qui est encore transmise dans plus de 150 pays dans le monde (une centaine ont encore la rage canine) et qui tue 59'000 personnes chaque année. La maladie est présente sur tous les continents sauf l’Antarctique, et est particulièrement prévalente en Asie et en Afrique (y compris les pays du pourtour méditerranéen en Afrique du Nord). Les voyageurs sont directement concernés : rien qu’à Genève, en moyenne deux vaccinations post-expositionnelles sont administrées chaque semaine suite à une morsure d’animal en voyage (surtout des chiens, parfois des singes, etc.). A titre d’exemple, voici quelques chiffres pour l’Afrique…Le Maroc a recensé en 2017 15 décès de la rage et 65'000 (!) personnes ont été vaccinées pour une prophylaxie post-expositionnelle après une morsure ou griffure d’animaux, surtout des chiens. Cette année (2018), 11 personnes sont décédées de la rage en Algérie et 13 personnes sont décédées en Afrique du Sud (dans les provinces de KwaZulu-Natal et de Eastern Cape).

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.) et l’infection est mortelle si aucune prophylaxie post-expositionnelle (immunoglobulines et vaccination par 4 doses + contrôle sérologique). Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. (Sources : WHO World Rabies Day 2018; International Society for Infectious Diseases, Promedmail 29.09.18; Aujourd’hui le Maroc 01.10.18 ; Tropimed EpiNews 3.10.18).

Conséquences pour le voyageur : Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement bien la plaie (eau et savon alcalin), désinfectez et consultez en urgence un médecin pour une prophylaxie post-expositionnelle. La vaccination préventive (2 injections puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, enfants en bas âge, etc.).

Destinations : Afrique, Asie, Algérie, Maroc, Monde, Afrique du Sud

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Recommandations pour groupes à risque de paludisme

03/07/2018 (mise à jour: 09/07/2018)

Le Comité suisse d'experts en médecine des voyages (CEMV) est d’avis que certains groupes de voyageurs pourraient bénéficier de mesures de prévention supplémentaires pour leur protection contre le paludisme, dont la prise d’une prophylaxie médicamenteuse. En effet, le risque de contracter le paludisme varie en fonction du risque d'exposition au moustique vecteur (saison, lieu de séjour et activités) et le risque de paludisme sévère (ou compliqué) est plus élevé chez certaines personnes. Des mesures de prévention supplémentaires pour la protection contre le paludisme sont recommandées pour les groupes de voyageurs suivants :

1) Des voyageurs qui ont un risque d'exposition plus élevé et donc un risque plus élevé de contracter un paludisme :
- Séjours dans des régions rurales incluant des nuitées
- longs séjours (>3 mois)
- personnes qui visitent des amis et de la famille ("visiting friends and relatives") dans leur pays d'origine (surtout dans des régions rurales)

2) Des voyageurs à risque de complications à cause d'un paludisme en raison de leur état de santé (facteurs individuels) :
- femmes enceintes (dont le voyage est urgent et ne peut être reporté)
- personnes (surtout les séniors) avec certaines maladies sous-jacentes complexes / cliniquement pertinentes (p. ex. le diabète contrôlé de façon sous-optimale et d'autres dysfonctionnements métaboliques, asplénie, pathologies cardiovasculaires, rénales ou hépatiques, immunodépression, etc.).

Conséquences pour le voyageur : Ces groupes de voyageurs à risque (voir ci-dessus) devraient consulter pour une évaluation individuelle de leur risque, et en cas de voyage dans certaines régions avec une incidence locale plus élevé de paludisme, une prophylaxie médicamenteuse (chimioprophylaxie) peut leur être recommandée.

Destinations : Monde