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Conseils médicaux aux voyageurs | Recommandations du Comité d'experts en médecine des voyages
 
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MadagascarMadagascar

Paludisme (malaria)

Le risque de paludisme existe toute l'année dans les régions à risque.
Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques.
Il est nécessaire de prendre un médicament (chimioprophylaxie) avant, pendant et après le voyage.

Risque de paludisme:

  • risque élevé: tout le pays y compris les villes

Vaccination

Les vaccins suivants sont recommandés pour tous:
 Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Rougeole, Hépatite A
Dans des conditions particulières, les vaccins suivants sont recommandés: Hépatite B, Fièvre typhoïde, Rage

Remarques pour la vaccination contre la fièvre jaune:
 Condition d'entrée du pays :
vaccination obligatoire
uniquement si provenance dans les 6 jours d'une zone d'endémie (sauf si transit d'aéroport dans cette zone)

Pour la prescription de médicaments et les vaccinations, consultez un médecin traitant ou un Centre de vaccination.

Autres Maladies

Il existe un risque d'infection par le virus VIH / SIDA dans le monde entier lors de rapports sexuels non protégés. Protégez-vous !

Diarrhées et autres maladies: cliquez sur "aide-mémoire pour votre voyage"
Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 17.11.2018

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Madagascar : cas de peste

01/10/2018 (mise à jour: 09/10/2018)

Les autorités sanitaires de Madagascar ont recensé 22 cas de peste (5 confirmés, dont 3 de la forme pulmonaire) depuis le mois d’août et 4 personnes sont décédées de la maladie. Les cas sont survenus dans les districts de Central Highlands, Ambalavao, Ambatofinandrahana, Ambositra, Ankazobe, Fandriana, Miarinarivo et Antisirab. L’année dernière une épidémie de peste d’une rare ampleur avait sévi sur l’île et causé plus de 2300 cas cliniques et 200 décès (surtout de la forme pulmonaire). La peste est endémique à Madagascar et le nombre de cas augmente habituellement en fin d’année lorsque les rats infestés entrent dans les habitations à l’arrivée des pluies. 

La maladie est causée par une bactérie (Yersinia Pestis) qui est transmise par les piqûres de puces infectées (surtout de rats, parfois d'animaux domestiques). Beaucoup plus rarement elle peut être transmise par voie respiratoire dans les gouttelettes émises par un malade atteint de peste pulmonaire qui tousse. Cette forme a une haute transmissibilité (durée d’incubation courte de 1-4 jours) et un potentiel épidémique élevé. Les symptômes de la peste pulmonaire sont la fièvre, des maux de tête, une grande fatigue et des plaintes pulmonaires telles que douleurs thoraciques, de la peine à respirer, de la toux avec parfois des expectorations (purulentes ou teintées de sang). Un traitement antibiotique doit être commencé dans les 24 heures après le début des symptômes. Le port d’un masque peut être recommandé au personnel soignant et les membres de la famille ayant un contact rapproché avec un malade. La peste bubonique se manifeste par de la fièvre, des frissons et des symptômes grippaux (maux de tête, douleurs musculaires, mal à la gorge) et souvent une inflammation des ganglions lymphatiques. En cas d’épidémie, il est recommandé de suivre les instructions des autorités locales et des ambassades et d'éviter les rassemblements de foule (les marchés, les transports en commun etc.). Pour les expatriés, des mesures pour limiter la population des rats (et éviter leur intrusion dans les logements) diminuent le risque. Il n’y a pas de vaccin disponible pour les voyageurs. (Sources : Tropimed EpiNews 26.09.2018; International Society for Infectious Diseases, Promedmail 24.09.2018)

Conséquences pour le voyageur : Le risque pour les voyageurs est faible. Evitez les personnes malades/qui toussent, et tout contact avec les rats. Consultez immédiatement un médecin en cas de fièvre, toux, symptômes grippaux, ganglion douloureux douloureux ou lésion à la peau.

Destinations : Madagascar

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La rage tue 59'000 personnes chaque année dans le monde

09/10/2018 (mise à jour: 16/10/2018)

A l’occasion de la Journée mondiale de la rage le 28 septembre, l’OMS a publié des chiffres alarmants sur cette maladie mortelle qui est encore transmise dans plus de 150 pays dans le monde (une centaine ont encore la rage canine) et qui tue 59'000 personnes chaque année. La maladie est présente sur tous les continents sauf l’Antarctique, et est particulièrement prévalente en Asie et en Afrique (y compris les pays du pourtour méditerranéen en Afrique du Nord). Les voyageurs sont directement concernés : rien qu’à Genève, en moyenne deux vaccinations post-expositionnelles sont administrées chaque semaine suite à une morsure d’animal en voyage (surtout des chiens, parfois des singes, etc.). A titre d’exemple, voici quelques chiffres pour l’Afrique…Le Maroc a recensé en 2017 15 décès de la rage et 65'000 (!) personnes ont été vaccinées pour une prophylaxie post-expositionnelle après une morsure ou griffure d’animaux, surtout des chiens. Cette année (2018), 11 personnes sont décédées de la rage en Algérie et 13 personnes sont décédées en Afrique du Sud (dans les provinces de KwaZulu-Natal et de Eastern Cape).

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.) et l’infection est mortelle si aucune prophylaxie post-expositionnelle (immunoglobulines et vaccination par 4 doses + contrôle sérologique). Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. (Sources : WHO World Rabies Day 2018; International Society for Infectious Diseases, Promedmail 29.09.18; Aujourd’hui le Maroc 01.10.18 ; Tropimed EpiNews 3.10.18).

Conséquences pour le voyageur : Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement bien la plaie (eau et savon alcalin), désinfectez et consultez en urgence un médecin pour une prophylaxie post-expositionnelle. La vaccination préventive (2 injections puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, enfants en bas âge, etc.).

Destinations : Afrique, Asie, Algérie, Maroc, Monde, Afrique du Sud

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MERS-CoV: le nombre des décès dépasse 800

30/10/2018 (mise à jour: 06/11/2018)

Entre début septembre et mi-octobre 2018, 17 nouveaux cas d’infections au coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) confirmés au laboratoire ont été enregistrés en Arabie Saoudite. Depuis la détection du virus fin 2012, l’OMS a recensé 2’260 cas confirmés d’infections au MERS-CoV dans le monde, dont 803 décès (jusqu’à mi-octobre 2018). Parmi ces cas, la grande majorité a été enregistrée au Royaume d’Arabie Saoudite et dans les autres pays de la péninsule arabique. Le mode précis de transmission du MERS-CoV n'est toujours pas connu. Le contact avec des dromadaires ainsi que le contact direct avec des malades constituent un risque d'infection. Le plus souvent, les coronavirus sont transmis par les gouttelettes respiratoires lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue. La maladie est souvent bénigne (comme un rhume) mais plus rarement, peut entraîner une atteinte sévère des voies respiratoires pouvant être mortelle, en particulier chez des personnes souffrant de maladies chroniques. (Sources : OMS Disease Outbreak News 3.10.2018, OMS MERS-CoV, International Society for Infectious Diseases Promedmail 13.10.2018, outbreaknewstoday 4.10.2018)

Conséquences pour le voyageur : Lavez et désinfectez souvent vos mains, et évitez de vous toucher les yeux, le nez, la bouche. Evitez les contacts avec les malades. Consultez en cas de symptômes respiratoires. Les dromadaires peuvent transmettre le MERS-CoV et il est recommandé d'éviter les contacts avec ces animaux et de ne pas boire de lait de dromadaire / chameau non pasteurisé. Pour les pèlerins à La Mecque, le port d’un masque dans les lieux bondés peut être recommandé.

Destinations : Monde, Arabie Saoudite

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Dengue et chikungunya chez les voyageurs

16/10/2018 (mise à jour: 22/10/2018)

Le European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) a rapporté une augmentation du nombre de cas de dengue contractée lors d’un voyage chez des ressortissants des pays de l’Union européenne en 2016 et un nombre stable de cas de chikungunya.

Dengue : L’ECDC a recensé 2821 cas de dengue (2'418 ont pu être confirmés, c’est-à-dire 86%) chez des voyageurs de l’UE en 2016. Il s'agit du taux de déclaration le plus élevé entre 2012 et 2016. Un pourcentage élevé (20,5%) de cas concerne des voyageurs de retour de Thaïlande (ce qui est probablement le reflet de la popularité de cette destination qui attire un grand nombre de voyageurs).

Chikungunya : L’ECDC a recensé 476 cas de chikungunya associés à un voyage (légèrement moins qu’en 2015) dont 366 (77%) ont pu être confirmés. Le plus souvent, la maladie a touché des personnes âgées de 25 à 44 ans et 43% des cas ont été associés à un séjour en Inde.

Pour plus d’informations sur ces maladies, consultez  « Conseils Santé » > Maladies et Traitements (Sources: ECDC 01.10.2018 Annual epidemiological reports for 2016 : Dengue and Chikungunya ; Tropimed Epinews 3.10.18)

Conséquences pour le voyageur : Protégez-vous contre les piqûres de moustiques la journée, y compris dans les villes (vêtements à manches longues, application de lotion anti-moustique). Soignez la fièvre par du paracétamol (Panadol®, Dafalgan®) et un apport de liquides. Evitez l’Aspirine® (acide acétylsalicylique) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens en raison d’un risque de saignement.

Destinations : Monde

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Suisse : Vaccination contre la grippe 2018

16/10/2018 (mise à jour: 13/11/2018)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande de se faire vacciner contre la grippe saisonnière dans les prochaines semaines, idéalement jusqu'à la mi-novembre, en particulier les personnes avec un risque accru de complications et leur entourage ainsi que pour le personnel soignant: les personnes âgées de 65 ans et plus, celles souffrant de maladies chroniques, les femmes enceintes et les jeunes enfants de moins de deux ans nés prématurément, mais aussi les personnes fréquentant ces groupes à risque ou des nourrissons de moins de six mois (les membres de la famille, les professionnels de la santé, les personnes en formation ou travaillant dans ce milieu, les collaborateurs de structures d'accueil pour enfants et les mamans de jour). Lors de la Journée nationale de vaccination contre la grippe le 9 novembre 2018, de nombreux cabinets médicaux (liste disponible sur le site du Collège de médecine de premier recours) proposent la vaccination, sans rendez-vous et à prix recommandé. (Sources : OFSP, Tropimed Epinews 10.10.18)

Conséquences pour le voyageur : L’indication d’une vaccination contre la grippe devrait aussi être vérifiée chez les voyageurs. La vaccination reste le moyen le plus efficace pour se protéger de la grippe et de ses complications graves (pneumonies, hospitalisations), en particulier pour les plus de 65 ans, les malades chroniques, les femmes enceintes et le personnel médical.

Destinations : Suisse, Monde

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Recommandations pour groupes à risque de paludisme

03/07/2018 (mise à jour: 09/07/2018)

Le Comité suisse d'experts en médecine des voyages (CEMV) est d’avis que certains groupes de voyageurs pourraient bénéficier de mesures de prévention supplémentaires pour leur protection contre le paludisme, dont la prise d’une prophylaxie médicamenteuse. En effet, le risque de contracter le paludisme varie en fonction du risque d'exposition au moustique vecteur (saison, lieu de séjour et activités) et le risque de paludisme sévère (ou compliqué) est plus élevé chez certaines personnes. Des mesures de prévention supplémentaires pour la protection contre le paludisme sont recommandées pour les groupes de voyageurs suivants :

1) Des voyageurs qui ont un risque d'exposition plus élevé et donc un risque plus élevé de contracter un paludisme :
- Séjours dans des régions rurales incluant des nuitées
- longs séjours (>3 mois)
- personnes qui visitent des amis et de la famille ("visiting friends and relatives") dans leur pays d'origine (surtout dans des régions rurales)

2) Des voyageurs à risque de complications à cause d'un paludisme en raison de leur état de santé (facteurs individuels) :
- femmes enceintes (dont le voyage est urgent et ne peut être reporté)
- personnes (surtout les séniors) avec certaines maladies sous-jacentes complexes / cliniquement pertinentes (p. ex. le diabète contrôlé de façon sous-optimale et d'autres dysfonctionnements métaboliques, asplénie, pathologies cardiovasculaires, rénales ou hépatiques, immunodépression, etc.).

Conséquences pour le voyageur : Ces groupes de voyageurs à risque (voir ci-dessus) devraient consulter pour une évaluation individuelle de leur risque, et en cas de voyage dans certaines régions avec une incidence locale plus élevé de paludisme, une prophylaxie médicamenteuse (chimioprophylaxie) peut leur être recommandée.

Destinations : Monde