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Conseils médicaux aux voyageurs | Recommandations du Comité d'experts en médecine des voyages
 
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Paludisme (malaria)

Le risque de paludisme varie selon les régions et les saisons.
Dans tous les cas, il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques.
Pour les séjours dans les régions à risque élevé, il est nécessaire de prendre un médicament (chimioprophylaxie) avant, pendant et après le voyage.
Pour les séjours dans les régions à risque faible, les personnes à risque de complications nécessitent une évaluation individuelle : région reculée, femmes enceintes, enfants, séniors, malades chroniques, etc.

Risque de paludisme:

  • risque élevé : <1700m dans les départements le long du littoral pacifique, parties des provinces d'Antioquia, Bolivar, Cordoba et régions des affluents de l'Amazone (Guivare/départements frontaliers avec le Venezuela, Brésil, Pérou) (exceptions voir ci-dessous)
  • pas de paludisme : Bogota, Cartagena, Medellin
  • risque minime : reste du pays <1700m
  • risque faible : <1700m dans la Valle del Cauca, Putumayo ainsi que des régions qui jouxtent des zones à risque élevé

Vaccination

Les vaccins suivants sont recommandés pour tous:
 Fièvre jaune, Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Rougeole, Hépatite A
Dans des conditions particulières, les vaccins suivants sont recommandés: Hépatite B, Fièvre typhoïde, Rage

Remarques pour la vaccination contre la fièvre jaune:
 Condition d’entrée du pays :
vaccination obligatoire
au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays uniquement pour les voyageurs en provenance d'Angola, Brésil, RD Congo et Ouganda (y compris en cas de transit d'aéroport)
Recommandation de vaccination de l'OMS:
- vaccination recommandée:
tous les voyages, sauf ceux dans les régions listées ci-dessous;
- vaccination généralement pas recommandée: villes Barranquilla, Cali, Cartagena, Medellin;
- vaccination pas recommandée: >2300m, ville Bogotá, départment / îles de San Andrès y Providencia;
le risque peut varier rapidement

Pour la prescription de médicaments et les vaccinations, consultez un médecin traitant ou un Centre de vaccination. La vaccination contre la fièvre jaune ne peut être effectuée que par un Centre de vaccination et certains médecins.

Autres Maladies

Il existe un risque d'infection par le virus VIH / SIDA dans le monde entier lors de rapports sexuels non protégés. Protégez-vous !

Diarrhées et autres maladies: cliquez sur "aide-mémoire pour votre voyage"
Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 22.09.2021

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COVID-19: Quarantaine après un voyage dès le 26.6.2021

20/05/2021 (mise à jour: 23/08/2021)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a mis à jour la liste des pays fortement touchés par la pandémie au coronavirus et pour lesquels il est obligatoire de se mettre en quarantaine au retour en Suisse (effectif dès le 26.6.2021) si l'on a passé plus de 24 heures sur leur sol. Il s’agit de pays où se propage une souche variante «préoccupante» (plus contagieuse ou qui échappe à la protection vaccinale suite à des mutations).

Pays où circule un variant préoccupant:

 

Pour plus d’informations :
-
OFSP : Coronavirus : voyages
- Liste complète des pays nécessitant une quarantaine au retour de voyage en Suisse
- Infoline pour les personnes se rendant en Suisse: +41 58 464 44 88 - International Air Transport Association : IATA

Le sport et une bonne hygiène de vie diminuent les facteurs de risque de COVID sévère: pratiquez une activité physique quotidienne, adoptez une alimentation équilibrée comprenant beaucoup de fruits et de légumes, arrêtez de fumer, diminuez ou arrêtez la consommation d’alcool et dormez suffisamment pour rester en bonne santé ! Prenez aussi soin de vous et de votre santé psychique.

Personnes âgées et celles à risque de complications sévères du COVID :
-les séniors à partir de 65 ans
-les adultes atteints de maladies chroniques: maladies cardiaques, hypertension artérielle, maladies chroniques des voies respiratoires, insuffisance rénale, diabète sucré, obésité, immunodéficience (y. c. cancers). Des mesures supplémentaires sont fortement recommandées pour ces personnes: Voir « Nouveau coronavirus : personnes vulnérables ».

 

Conséquences pour le voyageur : Suivez l’évolution de la situation épidémiologique qui peut changer rapidement, ainsi que les règlements sanitaires. Tous les voyageurs arrivant en Suisse par avion doivent présenter un test PCR ou un test rapide antigénique négatif datant de moins de 72 h. Tous les voyageurs en provenance d’un pays où circule un variant préoccupant (quel que soit le moyen de transport, aussi en voiture), doivent présenter un test PCR ou un test rapide antigénique négatif ET effectuer une quarantaine obligatoire de 10 jours en Suisse (qui peut être raccourcie en cas de test du coronavirus négatif au 7ème jour). La population et tous les voyageurs doivent suivre leur état de santé. Toute personne avec des symptômes du COVID doit se faire tester et rester en auto-isolement au minimum 10 jours (et jusqu’à 48 heures après l’arrêt des symptômes). La vaccination contre le coronavirus ne protège pas toujours d’une infection et n’arrête pas la transmission à d’autres. Les mesures d’hygiène, de distanciation sociale et de quarantaine sont toujours à suivre, y compris par les personnes vaccinées ou guéries de la maladie (immunisées naturellement).

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Obésité, COVID sévère et augmentation de la mortalité

09/03/2021 (mise à jour: 30/03/2021)

A l’occasion de la journée mondiale de l’obésité le 4 mars, il est primordial d'informer les patients obèses qu'ils ont un plus grand risque d’évoluer vers une forme grave de la maladie COVID, de nécessiter une hospitalisation aux soins intensifs et de mourir. Selon l'OMS, les risques de développer une maladie COVID-19 sévère sont 7 fois plus élevés chez les patients souffrant d’obésité (selon une étude française).

L’obésité aggrave le pronostic du COVID-19 pour de multiples raisons dont un état inflammatoire chronique avec des dérégulations immunologiques et inflammatoires inappropriées et excessives, la baisse des performances ventilatoires des poumons et la présence fréquente de comorbidités aggravant la maladie (dont le diabète, l’hypertension artérielle, les apnées obstructives du sommeil, des atteintes rénales et hépatiques). L’obésité est aussi associée à un risque augmenté de thromboses veineuses et d’embolie pulmonaire. Le résultat de nombreuses études incite donc à considérer les patients obèses comme des sujets à risque de complications du COVID, et il serait indiqué d’intensifier leur suivi en cas d’infection au coronavirus.

Les personnes souffrant de maladies chroniques qui aggravent la COVID, dont l’obésité, devraient consulter régulièrement leur médecin traitant pour une prise en charge thérapeutique, un suivi de leurs paramètres cliniques, et un encouragement dans la poursuite d’habitudes de vie positives et saines (comme perdre du poids, arrêter de fumer, manger une alimentation saine et équilibrée comprenant beaucoup de fruits et de légumes, diminuer ou arrêter la consommation d’alcool, dormir suffisamment et prendre soin de sa santé mentale, etc.). La pratique sportive régulière  permet un maintien de la forme physique et fait intégralement partie de la prévention et du traitement du surpoids, des maladies cardiovasculaires et du diabète (tous des facteurs de risque de COVID sévère). Elle confère aussi des bénéfices pour le sommeil, la santé psychologique et le bien-être en général, et même pour l’immunité ! Le sport (avec respect de la distanciation sociale) ne devrait pas être interrompu même en période de pandémie.

Pour plus d’informations :  Coronavirus : personnes vulnérables (Voir Informations complémentaires, Document : «Nouveau coronavirus : recommandations pour les personnes déjà malades »).

Sources: WHO “COVID-19 and NCD risk factors” citant l’article « High prevalence of obesity in severe acute respiratory syndrome coronavirus‐2 (SARS‐CoV‐2) requiring invasive mechanical ventilation » Obesity 2020 Apr 9 ; Revue Médicale Suisse “Obésité et risque de COVID-19 sévère” Rev Med Suisse 2020; volume 16); BBC News 04.03.2021; Hôpitaux Universitaires de Genève, Maladies infectieuses, colloque du 5 février 2021

Conséquences pour le voyageur : Les pays occidentaux où les taux d’obésité sont plus élevés constatent plus de décès dus au coronavirus que les pays asiatiques où l’obésité est moins élevée. Avec la pérennisation de la pandémie et l’apparition de souches de coronavirus mutantes possiblement résistantes aux vaccins, il devient évident qu’une nouvelle approche sanitaire au long cours est indispensable. Elle devrait adresser la prévention et la prise en charge de toutes les maladies qui aggravent la COVID. Il est important d’identifier et d'informer les personnes à risque augmenté de COVID sévère sur les mesures de prévention et d’améliorer leur suivi par les médecins généralistes. Des mesures précoces (suivi de l’oxygénation, prescription d’éventuels traitements anticoagulants ou anti-inflammatoires si nécessaires, etc.) peuvent diminuer le risque de complications et d’hospitalisations et de mortalité du COVID.

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Maladies chroniques et COVID sévère

08/02/2021 (mise à jour: 09/03/2021)

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à une action urgente pour lutter contre les maladies non transmissibles comme le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques, l'obésité, le cancer, et les maladies respiratoires, qui tuent plus de 40 millions de personnes chaque année dans le monde. Elles aggravent aussi la maladie COVID-19 ainsi que le risque d’hospitalisation et ont fortement contribué à la mortalité mondiale de la pandémie. L’immense majorité des personnes qui sont décédées du COVID-19 avaient une maladie non transmissible sous-jacente. Ces maladies chroniques peuvent être prévenues, et on connaît des moyens efficaces pour cela !

En Suisse, où les soins hospitaliers du secteur public sont excellents et accessibles à l’ensemble de la population, 97 % des décès du COVID sont survenus chez des personnes avec des maladies chroniques sous-jacentes, en grande majorité chez des personnes aussi âgées. Chez les personnes hospitalisées pour COVID, 87 % avaient au moins une maladie chronique préexistante, dont surtout l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, et le diabète. 

L’Office fédéral de santé publique (OFSP) donne des recommandations importantes aux personnes vulnérables à la COVID sévère. En plus d’un éventuel traitement médicamenteux, une bonne hygiène de vie vous aide à rester en bonne santé et à prévenir la survenue ou l’aggravation de maladies chroniques : pratiquer une activité physique quotidienne, maintenir un poids corporel optimal, adopter une alimentation saine et équilibrée comprenant beaucoup de fruits et de légumes, arrêter de fumer, diminuer ou arrêter la consommation d’alcool, dormir suffisamment et prendre soin de sa santé mentale sont des mesures-clés.

Pour plus d’informations et toute une série de recommandations supplémentaires, consultez le site : Coronavirus : personnes vulnérables , voir le Document : «Nouveau coronavirus : recommendations pour les personnes déjà malades et donc vulnérables »)

(Sources : WHO, News release 03.02.2021 “Michael R. Bloomberg and Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus call for global focus on noncommunicable diseases to save lives from COVID-19”,
OFPS  Coronavirus: Situation en Suisse, Rapport hebdomadaire de la semaine 4 du 03.02.2021)

Conséquences pour le voyageur : L’ampleur du problème des maladies non transmissibles et l’urgence de lutter contre ces dernières ont été révélées par la pandémie COVID-19. Les personnes souffrant de maladies chroniques devraient continuer de consulter leur médecin traitant pour, entre autres, le soutien de la relation thérapeutique, le suivi de leurs paramètres cliniques, l’adaptation des doses de leurs traitements et aussi l’encouragement dans la poursuite d’habitudes de vie positives et saines (comme perdre du poids, arrêter de fumer, manger équilibré et sainement, etc.). La pratique sportive régulière fait partie du maintien de la forme physique et fait intégralement partie de la prévention et du traitement des maladies cardiovasculaires, du diabète et du surpoids (tous des facteurs de risque de COVID sévère). Elle confère aussi des bénéfices pour le sommeil, la santé psychologique et le bien-être en général, et même pour l’immunité ! Le sport (avec respect de la distanciation sociale) ne devrait pas être interrompu par les personnes souffrant de maladies chroniques, même en période de pandémie.

Destinations : Suisse, Monde

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COVID: mutations en Grande-Bretagne et Afrique du Sud

21/12/2020 (mise à jour: 11/01/2021)

Suite à la découverte en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud de nouvelles souches variantes du coronavirus qui ont subi plusieurs mutations, le Conseil fédéral a adopté le 21.12.2020 des mesures urgentes visant à freiner, autant que possible, leur propagation. La souche en Angleterre (nommée B.1.1.7) serait devenue, grâce à plusieurs mutations dans la protéine spike, nettement plus contagieuse. Elle provoquerait les mêmes symptômes que le coronavirus circulant jusqu’à présen et rien n’indique qu’elle soit plus dangereuse. Selon les autorités anglaises, cette nouvelle variante aurait émergé en septembre et a rapidement remplacé les versions précédentes du virus. En novembre elle était en cause dans environ un quart des infections au coronavirus à Londres, pour atteindre les deux tiers à la mi-décembre. Des études sont en cours pour évaluer sa propagation dans le monde. Plusieurs pays en Europe ont déjà détecté des cas (dont l’Islande, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique et l’Italie) ainsi que l’Australie.

La nouvelle souche variante en Afrique du Sud (nommée 501.V2) est actuellement étudiée. Le pays a aussi rapporté une augmentations des infections.

Dès le 21.12.2020 une interdiction générale d’entrée sur le territoire suisse est en vigueur (pour au moins 48 heures) pour tous les ressortissants étrangers arrivant de Grande-Bretagne ou d’Afrique du Sud. Les voyages touristiques depuis ces deux pays sont notamment interdits.

Le Conseil fédéral a aussi ordonnée une quarantaine rétroactive : toute personne étant arrivée en Suisse depuis le 14 décembre 2020 depuis l’un de ces deux pays doit se mettre en quarantaine durant 10 jours. Par ailleurs, le Conseil fédéral a, jusqu'au 31 décembre 2020, retiré aux personnes domiciliées en Grande-Bretagne le droit à la libre circulation.

Une dérogation aux interdictions de vol est à l'étude pour les personnes domiciliées en Suisse se trouvant actuellement dans l'un de ces deux pays qui voudraient revenir en Suisse, ainsi que les personnes domiciliées en Grande-Bretagne ou en Afrique du Sud qui se trouvent actuellement en Suisse et voudraient retourner dans leur pays de résidence.
 

Pour plus d’informations :
- OFSP : Nouveau coronavirus : informations pour les voyageurs
- Infoline pour les personnes se rendant en Suisse: +41 58 464 44 88
- International Air Transport Association : IATA
- Liste complète des pays nécessitant une quarantaine au retour de voyage en Suisse.

 

Personnes âgées et les personnes à risque de complications sévères du COVID : des mesures supplémentaires sont recommandées : Voir « Nouveau coronavirus : personnes vulnérables »
 

Sources : Conseil Fédéral, Communiqué de presse, 21.12.2020 ; BBC News 21.12.2020 13h «What do we know about the new variant?», Deutsche Welle DW “COVID-19 21.12.2020: More countries detect mutated UK coronavirus strain”; Virologic.org “Preliminary genomic characterisation of an emergent SARS-CoV-2 lineage in the UK defined by a novel set of spike mutations” 19.12.2020.

Conséquences pour le voyageur : Il est actuellement interdit de voyager en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. La situation épidémiologique peut changer rapidement, ainsi que les règlements sanitaires. Suivez l’évolution dans les médias et auprès des autorités locales avant d’envisager un voyage. Les règles sanitaires (quarantaine obligatoire, test COVID négatif, etc.) varient selon les pays. Si vous avez voyagé dans un pays à haut risque, vous devez effectuer une quarantaine obligatoire de 10 jours dès votre arrivée en Suisse (un test du coronavirus négatif ne permet pas de lever ou de réduire la durée). Déclarez votre arrivée dans les deux jours aux autorités cantonales compétentes et suivez leurs consignes et les recommandations de quarantaine. Les voyageurs, et la population aussi, doivent suivre leur état de santé ! Toute personne avec des symptômes du COVID doit se faire tester et, si positif (ou d'impossibilité de faire le test), rester en auto-isolement au minimum 10 jours (et jusqu’à 48 h après l’arrêt de symptômes). Toute personne en contact rapproché avec un malade ou une personne positive, doit aussi se mettre en quarantaine et si possible se faire tester.

Destinations : Royaume-Uni, Monde, Afrique du Sud