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Conseils médicaux aux voyageurs | Recommandations du Comité d'experts en médecine des voyages
 
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Paludisme (malaria)

Le risque de paludisme existe toute l'année dans les régions à risque.
Il est recommandé de se protéger contre les piqûres de moustiques.
Il est nécessaire d'avoir avec soi un médicament à prendre en cas de fièvre (suspicion de paludisme).

Risque de paludisme:

  • risque modéré / faible : états d'Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima (y compris pour les séjours en périphérie des villes)
  • pas de paludisme : régions non listées, y compris la côte est, villes de Rio de Janeiro, São Paulo, Recife, Fortaleza, Salvador, Brasilia, chutes d'Iguaçu
  • risque minime : centres des villes des états cités ci-dessus ainsi que les états : Mato Grosso, Maranhão, régions rurales d'Espirito Santo, Goiás, Mato Grosso do Sul, Piaui, Tocantins ainsi que régions rurales boisées des états Rio de Janeiro et São Paulo (Bahia: Wenceslau Guimarães)
  • dans les états d'Acre, Amapá, Amazonas, Rondônia, Roraima : une prophylaxie médicamenteuse devrait être considérée pour des groupes spécifiques à risque qui ont un risque plus élevé de contracter le paludisme

Vaccination

Les vaccins suivants sont recommandés pour tous:
 Fièvre jaune, Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Rougeole, Hépatite A
Dans des conditions particulières, les vaccins suivants sont recommandés: Hépatite B, Fièvre typhoïde, Rage

Remarques pour la vaccination contre la fièvre jaune:
 Recommandation de vaccination de l'OMS :
vaccination recommandée pour Acre, Amapá, Amazonas, Distrito Federal (Brasilia inclus), Espirito Santo (ville de Vitoria incluse), Goiás, Maranhão, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Minas Gerais, Pará, Rondônia, Roraima, Tocantins, état entier de São Paulo (les villes de São Paulo et les îles côtières incluses), état entier de Rio de Janeiro (villes de Rio de Janeiro City et de Niteroi et les îles côtières incluses), état entier de Bahia (ville de Salvador incluse); l'État entier de Paraná, de Santa Catarina et de Rio Grande do Sul, parties de Piauí, également chutes d'Iguazú;
vaccination pas recommandée pour les régions non listées, y compris les villes de Recife, Fortaleza;
une flambée de fièvre jaune sévit au Brésil depuis décembre 2016, qui touche également les régions qui étaient libres de fièvre jaune par le passé, les villes de Rio de Janeiro et São Paulo sont concernées;
l'extension des zones à risque peut changer rapidement, l'indication à la vaccination contre la fièvre jaune devrait être posée de manière large;
en cas d'obligation de visa clarifier le besoin d'une protection vaccinale avec l'ambassade / le consulat

Pour la prescription de médicaments et les vaccinations, consultez un médecin traitant ou un Centre de vaccination. La vaccination contre la fièvre jaune ne peut être effectuée que par un Centre de vaccination et certains médecins.

Autres Maladies

Il existe un risque d'infection par le virus VIH / SIDA dans le monde entier lors de rapports sexuels non protégés. Protégez-vous !

Diarrhées et autres maladies: cliquez sur "aide-mémoire pour votre voyage"
Safetravel® ne peut remplacer le jugement de votre médecin ou pharmacien, ou d'un spécialiste en médecine tropicale, en particulier s'il s'agit de conseiller des personnes à risque. N'hésitez pas à le contacter. Il établira un plan de vaccination personnel et vous remettra des documents complémentaires. La prescription d'ordonnances médicales peut être faite par votre médecin ou par les centres de vaccinations.
Conception du site ASTRAL - Contact - Dernière mise à jour du site le 19.09.2018

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Brésil : le risque de fièvre jaune continue (Update)

04/09/2018 (mise à jour: 11/09/2018)

Le Brésil continue de faire face à la plus grande épidémie de fièvre jaune de ces dernières décennies. Depuis décembre 2016, 2043 cas humains ont été confirmés et 676 personnes sont décédées de la maladie. Plusieurs dizaines de touristes étrangers non vaccinés ont contracté la maladie cette année lors d’un voyage et plusieurs sont décédés. Même si un grand nombre d’habitants ont été vaccinés, et que les cas ont diminué durant l’hiver austral, le virus continue de circuler dans presque tout le pays. Le Comité suisse de médecine de voyage recommande donc de poser l'indication d'une vaccination contre la fièvre jaune de façon large, y compris pour les régions qui ont été jusqu'à présent déclarées comme exemptes de la maladie. Un rappel unique est recommandé après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 vaccinations dans la vie) à toutes les personnes immunocompétentes.

La fièvre jaune est une maladie virale transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. (Sources: International Society for Infectious Diseases, Promedmail 28.08.2018 ; PAHO 20.03.2018, Tropimed News 26.06.2018).

Conséquences pour le voyageur : Protection optimale contre les moustiques toute la journée et au crépuscule (agents répulsifs, porter des vêtements avec des longues manches, si possible imprégnés d'insecticide, dormir sous une moustiquaire ou dans des pièces climatisées). La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour presque tout le pays, y compris pour les régions considérées dans le passé comme exemptes de fièvre jaune, et aussi pour les villes de Rio de Janeiro CITY, Niteroi et São Paulo CITY. La vaccination doit être administrée au plus tard 10 jours avant l’entrée au Brésil afin de garantir une protection.

Destinations : Brésil

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Brésil : Malaria dans l’Etat d’Espirito Santo

28/08/2018 (mise à jour: 04/09/2018)

Dans le nord de l'État d’Espirito Santo 123 cas confirmés de paludisme (malaria), dont un décès, ont été recensés depuis le 27.07.2018. Les cas sont survenus à Vila Pavão et à Barra de São Francisco. Des investigations épidémiologiques sont en cours. La malaria (le paludisme) est une infection parasitaire transmise par les piqûres de moustiques le soir et la nuit et se déclare sous forme de fièvre à 37,5° ou plus, des maux de tête, des frissons, des symptômes grippaux, et parfois des diarrhées. (Sources : Tropimed News 21.08.2018)

Conséquences pour le voyageur : Protégez-vous contre les piqûres de moustiques 24h/24 (la nuit : malaria ; la journée et en soirée : dengue/ zika/ Chikungunya) et prenez avec vous un médicament d'urgence contre le paludisme (« standby treatment ») à prendre en cas de fièvre et d’impossibilité à consulter un médecin dans les 24 heures.

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Amérique : flambées de rougeole

20/08/2018 (mise à jour: 28/08/2018)

Le Pan American Health Organization (PAHO) a rapporté une augmentation des cas de rougeole recensés aux Amériques. Jusqu’au 20 juillet 2018, 2’472 cas confirmés de rougeole ont été signalés dans 11 pays d’Amérique, ce qui représente une augmentation de 45% depuis le relevé épidémiologique du 8 juin. La plupart des cas (> 92%) proviennent du Venezuela (1613 cas) et du Brésil (677), suivi des États-Unis (91), Colombie (40), Canada (19), Equateur (17), Argentine (5), Mexique (5), Pérou (3), Antigua-et-Barbuda (1) et Guatemala (1). Les voyages peuvent augmenter le risque d’exposition au virus de la rougeole ainsi que sa propagation à des populations sensibles non vaccinées (dont les bébés). La maladie peut occasionner de graves complications, telles une encéphalite ou une pneumonie, voire le décès dans de rares cas. La vaccination (2 doses) confère une excellente protection. (Sources : Tropimed News 06.08.18, International Society for Infectious Diseases Promedmail 02.08.18 ; PAHO 24.07.2018)

Conséquences pour le voyageur : La vérification de la protection contre la rougeole devrait toujours faire partie d'une consultation en médecine de voyage. Recommandations suisses : toutes les personnes nées après 1963 qui n'ont pas d'immunité confirmée contre l'infection (taux d'anticorps ou certificat mentionnant 2 doses de vaccin) doivent recevoir deux doses de vaccin ROR.

Destinations : Antigua-et-Barbuda, Amérique, Argentine, Brésil, Canada, Colombie, Équateur, Guatemala, Mexique, Pérou, États-Unis (USA), Venezuela

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Brésil : flambée de rougeole

20/06/2018 (mise à jour: 27/06/2018)

Le Brésil est touché par une épidémie de rougeole. Entre le 1er janvier et le 23 mai 2018, 995 cas cliniques de rougeole (114 confirmés au laboratoire) ont été rapportés dans les Etats d’Amazonas et de Roraima. Les cas confirmés sont du même génotype que ceux de la flambée dans le pays voisin le Venezuela. Bien que généralement bénigne, la rougeole peut occasionner de graves complications, telles une encéphalite ou une pneumonie, voire le décès dans de rares cas. Une excellente protection est obtenue après avoir reçu deux doses de vaccins (ROR) ou après avoir eu la maladie. (Sources : OMS Disease Outbreak News 11.06.18)

Conséquences pour le voyageur : Les voyages peuvent augmenter le risque d’exposition au virus ainsi que sa propagation à des populations sensibles non vaccinées (dont les bébés). Tous les enfants dès l’âge de 12 mois (en cas d’épidémie : dès 6-9 mois) ainsi que les personnes nées après 1963 qui n'ont pas une immunité confirmée contre la rougeole (maladie documentée, taux d'anticorps ou certificat mentionnant 2 doses de vaccin) devraient être vaccinés avec 2 doses de vaccin ROR. (Contre-indication: grossesse et immunodéficience sévère).

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Brésil : cas de rage humains à Para

06/06/2018 (mise à jour: 12/06/2018)

Dans l’Etat de Para au Nord du Brésil 12 cas cliniques de rage chez des personnes présentant les symptômes de la maladie ont été rapportés (1 cas confirmé au laboratoire). Au moins 6 parmi elles sont déjà décédées. Dans le passé des flambées de rage ont été décrites suite à des morsures de chauves-souris vampire, mais le mode de transmission de ces nouveaux cas n’est pas clair. La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, chauve-souris, etc.) et l’infection est mortelle si aucun traitement n'est donné rapidement (immunoglobulines et vaccination par 4 doses ou 2 doses de rappel pour les personnes déjà vaccinées + contrôle sérologique). Les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles dans de nombreuses régions. (Sources: International Society for Infectious Diseases Promedmail 19.5.2018, Tropimed News 30.5.2018)

Conséquences pour le voyageur : Evitez de dormir à la belle étoile et tout contact avec les animaux. En cas de morsure/ griffure, lavez bien la plaie (savon), désinfectez et consultez en urgence un médecin (vaccin post-exposition). Il existe une vaccination préventive qui est recommandée lors de séjours >30 jours (p. ex. expatriés) dans les régions fortement endémiques et, indépendamment de la durée du séjour, aux voyageurs à risque individuel élevé (p. ex. contact avec des animaux, spéléologie, accès restreint à des soins médicaux, voyage à vélo ou à moto, voyage avec des petits enfants).

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Amériques, Caraïbes : Dengue et Chikungunya

06/02/2018 (mise à jour: 12/02/2018)

Le Pan American Health Organization (PAHO) a recensé 578’690 cas de dengue aux Amériques et dans les Caraïbes en 2017. Les pays les plus touchés sont le Brésil (252’054 cas), le Mexique (89’893), le Pérou (76’093) et le Nicaragua (64’712). L’année dernière près de 185'000 cas de fièvre de Chikungunya ont aussi été recensés, dont 93% au Brésil. Ces maladies virales sont transmises par des moustiques qui piquent la journée, en particulier dans les villes pendant et juste après la saison des pluies. (Sources : ECDC, CDTR week 4, 26.01.2018, PAHO Dengue Week 52 2017)

Conséquences pour le voyageur : Une protection optimale contre les moustiques le jour et en début de soirée est recommandée, y compris dans les villes. Traitez la fièvre avec des médicaments à base de paracétamol et un apport liquidien suffisant. Ne prenez pas d'aspirine (risque d’hémorragie). En cas de fièvre, le paludisme (malaria) doit être exclu dans les régions de transmission.

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Recommandations pour groupes à risque de paludisme

03/07/2018 (mise à jour: 09/07/2018)

Le Comité suisse d'experts en médecine des voyages (CEMV) est d’avis que certains groupes de voyageurs pourraient bénéficier de mesures de prévention supplémentaires pour leur protection contre le paludisme, dont la prise d’une prophylaxie médicamenteuse. En effet, le risque de contracter le paludisme varie en fonction du risque d'exposition au moustique vecteur (saison, lieu de séjour et activités) et le risque de paludisme sévère (ou compliqué) est plus élevé chez certaines personnes. Des mesures de prévention supplémentaires pour la protection contre le paludisme sont recommandées pour les groupes de voyageurs suivants :

1) Des voyageurs qui ont un risque d'exposition plus élevé et donc un risque plus élevé de contracter un paludisme :
- Séjours dans des régions rurales incluant des nuitées
- longs séjours (>3 mois)
- personnes qui visitent des amis et de la famille ("visiting friends and relatives") dans leur pays d'origine (surtout dans des régions rurales)

2) Des voyageurs à risque de complications à cause d'un paludisme en raison de leur état de santé (facteurs individuels) :
- femmes enceintes (dont le voyage est urgent et ne peut être reporté)
- personnes (surtout les séniors) avec certaines maladies sous-jacentes complexes / cliniquement pertinentes (p. ex. le diabète contrôlé de façon sous-optimale et d'autres dysfonctionnements métaboliques, asplénie, pathologies cardiovasculaires, rénales ou hépatiques, immunodépression, etc.).

Conséquences pour le voyageur : Ces groupes de voyageurs à risque (voir ci-dessus) devraient consulter pour une évaluation individuelle de leur risque, et en cas de voyage dans certaines régions avec une incidence locale plus élevé de paludisme, une prophylaxie médicamenteuse (chimioprophylaxie) peut leur être recommandée.

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